Nathalie Péchalat pourrait succéder à Edgar Grospiron, qui a récemment quitté la présidence de la Commission d'organisation des Jeux olympiques (COJOP). Selon Le Parisien, l’Élysée chercherait un dirigeant incarnant l’esprit sportif pour piloter cette organisation. Péchalat, ancienne patineuse artistique ayant participé à trois Jeux olympiques d’hiver, dispose d’une expérience solide dans l’organisation d’événements majeurs, notamment en tant que cheffe de mission lors des Jeux de Pékin en 2022. Entre 2020 et 2022, elle a dirigé la Fédération française des sports de glace (FFSG), une période marquée par des défis importants, comme la gestion des conséquences d’un scandale de violences sexuelles et les perturbations liées à la pandémie de Covid-19. Au cours de son mandat, elle a acquis une expertise en gestion administrative, en recherche de nouveaux partenaires et en pilotage budgétaire. En mai 2020, elle reconnaissait encore apprendre les « codes inhérents à la fonction » de présidente d’une fédération sportive. Péchalat a joué un rôle clé dans la gestion du site Club France lors des Jeux de Paris 2024, qui a attiré 600 000 visiteurs uniques. Elle a rejoint le Comité directeur élargi du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) en 2023, renforçant ainsi ses liens avec les acteurs des prochains Jeux d’hiver. Dominique Rabbé, trésorier général de la FFSG pendant la présidence de Péchalat, salue sa capacité à s’adapter rapidement à de nouvelles fonctions et son sens aigu du devoir. Il souligne qu’elle a su améliorer l’image publique de la fédération et attirer de nouveaux sponsors. Il met en avant son aptitude à déléguer tout en restant impliquée dans les grands projets, comme l’organisation des Championnats du monde à Montpellier. Pour Rabbé, Péchalat présente le profil idéal pour remplacer Grospiron, évoquant son talent pour fédérer et son expérience en leadership, notamment à la tête de l’association Premiers de Cordée ou dans le cadre de Club France. Lors de son passage au sein du comité directeur du CNOSF, elle s’est dite intéressée par la candidature des Alpes françaises pour les Jeux 2030 et a affirmé ne pas craindre les défis complexes. Contactée par Francs Jeux, elle n’a pas confirmé sa candidature, mais a laissé la porte ouverte, précisant que la décision dépendrait du conseil des deux régions, du gouvernement, du CNOSF et du Conseil des sports de France (CPSF).