Une étude britannique suggère qu’un régime très pauvre en sucre durant la petite enfance pourrait être associé à une réduction du risque d’anxiété à l’âge adulte. Des chercheurs de l’Université du Surrey ont analysé les données de 46 448 adultes nés entre octobre 1951 et mars 1956, en s’appuyant sur le rationnement historique du sucre au Royaume-Uni comme expérience naturelle. Les personnes ayant été exposées au rationnement de sucre pendant les 1 000 premiers jours, de la conception jusqu’à l’âge de deux ans, présentaient un risque d’anxiété inférieur d’un tiers et un risque de dépression inférieur de 29 % par rapport à celles ayant consommé du sucre librement. Cependant, le lien avec la dépression n’était plus significatif lorsque d’autres facteurs étaient pris en compte. L’étude, publiée dans Translational Psychiatry en août 2026, précise que ces résultats indiquent une association, et non une relation de cause à effet.
L’Organisation mondiale de la Santé recommande que les enfants comme les adultes limitent les sucres libres – ceux ajoutés aux aliments, ainsi que ceux présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits – à moins de 10 % de l’apport énergétique quotidien, idéalement à 5 %, soit environ 25 grammes par jour pour un adulte. L’étude souligne également que le sucre n’est pas le seul facteur influençant l’anxiété infantile, d’autres éléments environnementaux et génétiques jouant un rôle important. Une revue de 2009 publiée dans Psychological Medicine avait déjà noté que les enfants de parents anxieux et ceux dotés de tempéraments inhibés étaient plus vulnérables à l’anxiété.
Par ailleurs, les événements difficiles de la vie et les comportements parentaux peuvent influencer les niveaux d’anxiété chez l’enfant, l’étude insistant sur l’importance d’écouter les enfants et de les aider à affronter leurs peurs. Si ces travaux mettent en lumière un éventuel bénéfice d’une réduction de la consommation de sucre en bas âge, ils rappellent que de multiples facteurs contribuent à la santé mentale et qu’aucune cause unique ne peut être identifiée.
Ces résultats ne suggèrent pas que réduire sa consommation de sucre préviendra l’anxiété chez tous les individus, mais ils s’ajoutent à un corpus de recherches croissant explorant le lien entre alimentation et santé mentale. Des études futures pourraient examiner comment différents aspects de la nutrition influencent le bien-être psychologique tout au long de la vie.
Une étude établit un lien entre la consommation de sucre dans la petite enfance et un risque réduit d'anxiété à l'âge adulte
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
sugaranxietychildhoodstudyhealthnutrition



