La dépression pendant la grossesse pourrait affecter le développement cérébral du nourrisson, selon une étude de 2026 publiée dans Nature Communications.
La dépression pendant la grossesse affecte le développement cérébral des nourrissons
Une étude publiée en 2026 dans Nature Communications suggère que la dépression pendant la grossesse pourrait influencer le développement cérébral des nourrissons. Les chercheurs ont examiné des enfants dont les mères avaient participé à un essai clinique portant sur la dépression pendant la grossesse.Différents traitements de la dépression maternelle
Certaines mères participant à l'étude ont reçu une psychothérapie interpersonnelle brève, dont l'objectif était d'améliorer les relations et le fonctionnement social. Comparées à celles ayant bénéficié de soins habituels renforcés, ces mères ont vu leurs symptômes dépressifs diminuer. Cette distinction était importante pour suivre les effets sur leurs bébés.IRM cérébrales des nourrissons
L'étude a suivi 109 bébés. Des IRM de leur cerveau ont été réalisées vers l'âge de 6 semaines, pendant qu'ils dormaient naturellement. Ces examens ont permis aux chercheurs d'étudier les structures cérébrales précoces et leur développement.Hippocampe plus petit chez certains nourrissons
À 6 mois, les scientifiques ont observé les réactions émotionnelles des bébés lors d'un exercice standardisé. Les bébés dont les mères avaient reçu une psychothérapie pendant la grossesse présentaient, en moyenne, un volume plus faible de l'hippocampe droit, une région du cerveau impliquée dans la mémoire et la réponse au stress. Aucune différence significative n'a été relevée pour l'hippocampe gauche ni pour l'amygdale.Un hippocampe plus petit n'est pas forcément un signe négatif
Les chercheurs ont précisé qu'un volume d'hippocampe plus petit n'indique pas nécessairement un moins bon développement cérébral. Ils suggèrent que le stress prénatal pourrait accélérer la maturation de certaines régions du cerveau, une hypothèse qui doit toutefois être confirmée.Réactivité émotionnelle liée à la taille du cerveau
Un volume plus faible de l'hippocampe à 6 semaines était associé à une réactivité émotionnelle négative moindre à 6 mois, observée lors des réactions des bébés face à un petit robot qui se déplaçait et émettait des bruits. Cela indique un lien possible entre la structure du cerveau et les réponses émotionnelles.Des résultats non définitifs
L'étude souligne que ces résultats ne garantissent pas un meilleur développement émotionnel grâce à la psychothérapie prénatale, car les différences observées pourraient évoluer à mesure que les enfants grandissent. Les chercheurs appellent à des études complémentaires portant sur des groupes plus larges et sur des périodes de suivi plus longues.