Une étude américaine révèle que les bébés de mères traitées pour une dépression prénatale présentent moins d'émotions négatives à 6 mois, un signe encourageant.
Étude sur la dépression prénatale et les émotions des bébés
Une nouvelle étude américaine a révélé que les bébés nés de mères ayant suivi un traitement contre la dépression pendant la grossesse présentaient une diminution des expressions émotionnelles négatives à l'âge de 6 mois. Les résultats sont préliminaires et nécessitent des recherches complémentaires.Participantes et conception de l'étude
L'étude portait sur des femmes enceintes aux États-Unis, principalement issues de cliniques d'obstétrique-gynécologie à Denver. Les participantes étaient des femmes anglophones âgées de 18 à 45 ans, enceintes d'un seul enfant et présentant des niveaux élevés de symptômes dépressifs au début de l'étude.Approches thérapeutiques comparées
Certaines mères ont reçu une psychothérapie interpersonnelle brève, centrée sur les relations, les conflits et le soutien social. D'autres ont bénéficié de soins habituels renforcés. Une étude antérieure publiée dans JAMA Psychiatry en 2023 a montré que le groupe ayant suivi la psychothérapie obtenait de meilleurs résultats pour réduire les symptômes dépressifs à la fin de la grossesse.Focus sur le développement des nourrissons
La nouvelle étude a suivi 109 nourrissons issus de l'essai, dont 52 du groupe psychothérapie et 57 du groupe soins renforcés. Les chercheurs ont examiné le développement cérébral et les réactions émotionnelles à deux moments clés : la structure cérébrale à 6 semaines et les réactions émotionnelles à 6 mois.Imagerie cérébrale et réactions émotionnelles
Les nourrissons ont passé une IRM cérébrale vers l'âge de 6 semaines, pendant qu'ils dormaient. Les chercheurs ont étudié le volume de certaines régions du cerveau et la manière dont celles-ci pourraient être liées aux comportements émotionnels observés à 6 mois. Les résultats restent exploratoires et nécessitent une validation plus approfondie.