Un bar lesbien féministe de Toulouse a été visé par des gaz lacrymogènes lors d'une manifestation, piégeant clients et militantes à l'intérieur.
Bar visé par des gaz lacrymogènes
Le bar féministe et lesbien La Gougnotte a été attaqué au gaz lacrymogène par la police lors d'une manifestation le 17 octobre, alors qu'il accueillait des manifestants à la recherche d'un refuge. L'incident s'est produit dans le quartier Saint-Cyprien, à Toulouse, où le bar est connu pour offrir un abri pendant les manifestations locales en raison de son emplacement.Le rôle du bar dans les manifestations
La Gougnotte est depuis longtemps un refuge pour les manifestants toulousains, en particulier lors des cortèges. Son emplacement stratégique en a fait un choix naturel pour les personnes cherchant un abri pendant les récentes manifestations, notamment après une marche des fiertés radicale en 2023. La co-gérante Marion Luc a décrit comment la police a dispersé les manifestants sur l'avenue Étienne Billières et bloqué les sorties, obligeant le bar à accueillir ceux qui fuyaient les manifestations.Du gaz lacrymogène à l'intérieur du bar
Le 17 octobre, le bar lui-même est devenu une cible lorsque des policiers ont lancé une grenade lacrymogène à l'intérieur, vers 18 heures. La grenade a explosé, piégeant les personnes présentes, dont des familles et des enfants. L'incident s'est produit alors que le bar était ouvert et accueillait du monde, ce qui a ajouté au choc et à l'inquiétude des personnes à l'intérieur.Le témoignage d'une drag queen
La drag queen Liv Bellugio a qualifié l'événement d'« attaque » dans une vidéo pour Paint, un média LGBTQIA+. Plus tôt dans la journée, une partie de l'équipe de La Gougnotte, avec des amis et des soutiens, avait ouvert le bar pour servir d'abri et avait prodigué les premiers soins avec les moyens disponibles, comme du sérum physiologique.Projet de plainte
L'équipe du bar prévoit de déposer une plainte auprès du Défenseur des droits, afin de dénoncer ce qu'elle décrit comme un recours à la force injustifié. L'incident a mis en lumière le rôle des espaces LGBTQIA+ dans les mouvements de protestation et les risques auxquels ils sont exposés lorsqu'ils y prennent part.