Manifestant blessé par une grenade à Toulouse

Un homme a subi de graves blessures à la main après l'explosion d'une grenade lors d'une manifestation à Toulouse, le 24 octobre. L'incident s'est produit dans le quartier des Arènes et relance les appels à encadrer certaines armes utilisées par la police.

La LDH réclame l'interdiction des armes explosives

La Ligue des droits de l'homme (LDH) demande depuis longtemps l'interdiction des grenades explosives et des LBD (lanceurs de balles de défense) utilisés par les forces de l'ordre. L'Observatoire des pratiques policières (OPP) de l'organisation a réitéré cette demande, en citant l'incident du 24 octobre et en faisant référence à un rapport portant sur une précédente manifestation à Toulouse.

Des armes qualifiées d'« armes de terreur sociale »

La LDH soutient que ces armes ne servent pas uniquement à disperser les foules, mais peuvent aussi causer de graves blessures. L'organisation les décrit comme des « armes de terreur sociale » et met en garde contre leur impact psychologique, affirmant qu'elles sont utilisées pour dissuader les personnes de manifester publiquement.

Les street medics confrontés à des obstacles

Les secouristes bénévoles, appelés « street medics », qui viennent en aide aux manifestants blessés font face à plusieurs difficultés, notamment le fait d'être visés par des tirs de grenades ou de voir leur matériel médical confisqué. Lors de la manifestation du 24 octobre, l'un de ces secouristes a indiqué que des policiers lui avaient pris sa trousse de premiers secours sans lui remettre de procès-verbal de saisie.

La nécessité de conditions de manifestation sûres

La LDH souligne que les manifestants ont le droit de manifester, mais qu'ils doivent pouvoir le faire en toute sécurité. L'organisation demande que les street medics puissent accéder librement aux zones de manifestation afin de prodiguer des soins immédiats, les services d'urgence traditionnels n'étant pas toujours en mesure d'atteindre rapidement les secteurs tendus.