Manifestation à Toulouse contre le coût de la vie

Des secouristes de rue ont signalé une répression accrue lors d'une manifestation de grande ampleur à Toulouse, le 24 octobre 2026, alors qu'ils prodiguaient les premiers secours à des manifestants blessés, qui protestaient contre le coût élevé de la vie. Les syndicats ont estimé le nombre de participants à environ 80 000, tandis que la préfecture l'a évalué à 26 500.

Le rôle des Pink Medics lors de la manifestation

Les Pink Medics, un collectif informel d'une trentaine de personnes à Toulouse, étaient présents et ont porté assistance aux blessés, notamment un jeune homme grièvement blessé par une grenade. Le groupe, fondé il y a quatre ans et soutenu par le mouvement écologiste Extinction Rebellion, est déjà intervenu lors de grandes manifestations, comme celles contre des projets d'infrastructures tels que l'autoroute A69 ou la ligne ferroviaire à grande vitesse Bordeaux-Toulouse.

Les difficultés juridiques des Pink Medics

Les Pink Medics n'ont pas de statut juridique leur permettant d'intervenir lors des manifestations, et leur matériel, notamment les masques et les casques, peut être saisi par les forces de l'ordre, malgré leur qualification de secouristes. Les policiers les considèrent de plus en plus comme des soutiens des « casseurs », et ils sont parfois visés par des tirs de gaz lacrymogène ou de grenades.

Violences subies par les secouristes

Selon un rapport de l'Observatoire toulousain des pratiques policières, réalisé en collaboration avec la Ligue des droits de l'Homme, une équipe de secouristes bénévoles a été frappée par des CRS (compagnies républicaines de sécurité) et visée par le tir d'une grenade explosive GL304, alors qu'elle ne représentait aucune menace. Cet incident illustre les risques auxquels sont exposés les secouristes lors de ce type de manifestations.

Les interventions médicales pendant la manifestation

Au cours de la manifestation, les Pink Medics ont effectué de nombreuses interventions, principalement pour des décontaminations liées aux gaz lacrymogènes. Un secouriste a appliqué du sérum physiologique sur une personne afin d'apaiser une irritation, tandis que d'autres ont formé un cercle pour sécuriser l'intervention et sont restés impassibles malgré les gaz et les projectiles.

Blessure et prise en charge d'un manifestant

Un manifestant de 20 ans a eu plusieurs doigts arrachés par une grenade explosive ; il a été pris en charge par les secouristes avant d'être évacué par les pompiers. Les secouristes ont utilisé un spray maison, un mélange d'eau et d'antiacide, pour soigner les manifestants intoxiqués. Malgré les risques, les secouristes soulignent que leur objectif est de porter assistance sans rechercher de traitement particulier.