Les secouristes des manifestations étudiantes se préparent aux risques

Lors de l'acte V des manifestations étudiantes du 24 octobre, des secouristes de rue comme Biscotte se préparent à d'éventuelles blessures et à la répression. Biscotte porte une banane remplie de compresses et deux paires de gants à chaque main, qui constituent sa trousse de survie. Ces secouristes sont des bénévoles formés aux premiers secours, sans uniforme officiel ni mandat, qui apportent leur aide pendant les manifestations, souvent face à des violences policières.

Incident place de la République

Le 17 octobre, place de la République, un secouriste de rue prénommé Antoine a été frappé par un policier et s'est effondré, ce qui a provoqué la confusion sur les réseaux sociaux. Antoine a par la suite démenti les informations selon lesquelles il serait mort. Un autre secouriste, Malo, a relevé une hausse des tensions de la police envers les secouristes, avec plusieurs actes de violence recensés depuis le début de la mobilisation étudiante. Les secouristes essaient désormais de cacher leur matériel, car venir en aide aux autres est perçu comme une forme de résistance.

Tensions judiciaires et policières

À Rouen, un secouriste de rue a été arrêté alors qu'il venait en aide à des personnes blessées par une milice néonazie. Il a porté plainte contre le groupe. À Strasbourg, une enquête a été ouverte après qu'une vidéo a montré des manifestants et des secouristes frappés par la police. Au Mans, un secouriste a été frappé d'un coup de matraque par un policier, qu'il décrit comme ayant « de la haine dans les yeux ».

Blessures et impact psychologique

Pendant l'acte V, place de l'Hôtel de Ville, Biscotte repère les personnes en détresse et aide à organiser les secouristes le long du parcours de la manifestation. Il anticipe le besoin d'infirmeries de fortune et insiste sur l'importance d'être visible pour ceux qui se trouvent en première ligne. Les blessures causées par les armes de la police comprennent des contusions, des plaies ouvertes, des brûlures et des fractures. Le traumatisme psychologique lié à la répression est également important.

Journaliste blessée pendant la manifestation

Pendant la manifestation, une journaliste a été blessée à la jambe par un objet étranger non identifié resté planté dans sa chair. Des secouristes ont bandé la zone autour de l'objet pour empêcher tout mouvement et l'ont escortée hors de la manifestation, les pompiers ne pouvant pas traverser la foule. Biscotte l'a aidée jusqu'à l'arrivée des pompiers, en lui apportant réconfort et soutien.

Motivations et risques

Malo reconnaît les risques encourus par les secouristes, notamment celui d'être visés par la police. Malgré les dangers, les secouristes poursuivent leur travail par altruisme, cherchant à aider plutôt qu'à être reconnus. Les passants les remercient souvent, ce qui leur procure un sentiment d'accomplissement malgré les risques.