Bénédicte Dupré la Tour publie un nouveau roman, Zones à défendre, qui suscite un vif intérêt critique et figure dans la sélection du journal Le Monde pour son prix annuel. L’histoire tourne autour de Clémence, dont la relation avec sa mère est à la fois intense et conflictuelle. Cette dernière est dépeinte comme une femme de caractère, devenue profondément investie dans les théories du complot pendant la pandémie de Covid-19. Elle défend des idées étroites, racistes et intolérantes, tout en étant une catholique fervente qui croit aux fausses informations qu’elle trouve en ligne et tente d’en convaincre son entourage. Le frère de Clémence est présenté comme un poète raté, doté d’un vrai talent d’écriture, mais paresseux, prétentieux et un anti-capitaliste en colère, convaincu que ses mots peuvent changer le monde. Le roman explore une dynamique familiale dysfonctionnelle, où Clémence se retrouve tiraillée entre son désir de raison et le chaos qui l’entoure. Son emploi de cadre dans une entreprise de traitement des déchets ajoute à ses tourments, alors qu’elle s’interroge sur les implications morales de son travail. L’ouvrage intègre également des chapitres consacrés à la vie dans une ZAD autonome, ou « zone à défendre », désignant des territoires occupés par des militants pour s’opposer à des projets d’urbanisme ou industriels. Un personnage surnommé Charp, en raison de ses compétences en menuiserie, y joue un rôle central. Si le lien entre l’histoire familiale de Clémence et la ZAD n’apparaît pas immédiatement, il se révèle progressivement au fil du récit. Le livre est salué pour son humour et offre une critique des excès de la vie moderne ainsi que des travers du monde contemporain. Publié aux éditions Flammarion, Zones à défendre est un roman de 352 pages au prix de 21,50 €. Il mêle drame personnel et commentaire social, offrant aux lecteurs à la fois un divertissement et une réflexion sur la société actuelle.