Les poux en classe provoquent de l'anxiété chez les parents

Chaque message annonçant « il y a des poux dans la classe » accroît l'inquiétude des parents. Pédiatre et mère de famille, Emily J. C. Wong présente une méthode pour traiter les poux sans humilier les enfants.

Les poux sont fréquents, mais ils ne signalent pas un manque d'hygiène

Il suffit souvent de lire le message « Mon enfant a des poux » dans le groupe WhatsApp de la classe pour semer la panique chez les parents. Le pou de tête, ou Pediculus humanus capitis, touche surtout les enfants en garderie ou à l'école primaire. Avoir des poux ne signifie pas que l'enfant est sale, et l'infestation ne transmet aucune autre maladie, mais la honte, les commentaires et parfois l'exclusion scolaire sont bien réels.

Les experts déconseillent la stigmatisation et l'exclusion scolaire

Pour la pédiatre Emily J. C. Wong, également mère de deux enfants, « avoir des poux n'indique pas un manque d'hygiène, malgré une idée reçue persistante entretenue par la stigmatisation, et les poux ne transmettent pas d'autres maladies », explique-t-elle dans le média The Conversation. Ses conseils rejoignent ceux de l'American Academy of Pediatrics, de la Health Insurance et du gouvernement du Québec : traiter sans blâmer et garder l'enfant à l'école.

Le traitement des poux exige une identification rigoureuse

Traiter les poux de tête : un protocole clair à la maison. Premier réflexe : vérifier, et non traiter « par précaution ». Emily J. C. Wong rappelle que les poux adultes mesurent 2 à 3 millimètres, sont de couleur gris-brun, et que les lentes fixées près du cuir chevelu éclosent en 8 à 9 jours. Les démangeaisons apparaissent souvent 4 à 6 semaines après l'infestation. On recherche donc des poux vivants, surtout derrière les oreilles et sur la nuque, à l'aide d'un peigne fin passé sur les cheveux mouillés.

Les traitements efficaces exigent une application correcte

Lorsque des poux sont présents, l'American Academy of Pediatrics recommande de traiter toutes les personnes infestées ainsi que celles qui partagent le lit de l'enfant. Les lotions à base de perméthrine à 1 %, les shampooings à base de pyréthrine associée au butoxyde de pipéronyle, ou la lotion d'ivermectine à 0,5 %, approuvés par les autorités américaines, restent efficaces à condition de procéder à une deuxième application vers le jour +9 ou +10.