L’accord frontalier entre la France et le Royaume-Uni, conçu pour réduire le nombre de migrants arrivant au Royaume-Uni via de petites embarcations, a officiellement pris fin. Signé à l’été 2025 par l’ancien Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron, cet accord était surnommé « un dans, un dehors », signifiant que pour chaque migrant entrant irrégulièrement au Royaume-Uni, un autre était renvoyé en France. L’accord avait été reconduit en juin, mais il expirera désormais ce jeudi 1er octobre. Selon les termes de l’accord, la France était chargée de renvoyer les migrants ayant traversé illégalement la Manche vers le Royaume-Uni, tandis que ce dernier devait faire de même pour ceux arrivés irrégulièrement en France. Cette politique visait à mieux gérer les flux migratoires entre les deux pays et à réduire le nombre de traversées dangereuses. Cependant, l’accord a suscité des critiques, certains estimant qu’il imposait une charge disproportionnée à la France. La France a exprimé son souhait de « communautariser » la question, suggérant que le problème des migrations irrégulières devrait être traité à l’échelle européenne plutôt que bilatéralement entre la France et le Royaume-Uni. Toutefois, aucun plan clair ou d’actions concrètes n’a été proposé pour concrétiser cette approche. La fin de l’accord pourrait accroître la pression sur les deux pays pour trouver de nouvelles solutions face à ce défi migratoire persistant. La fin de cet accord intervient alors que la question migratoire reste un enjeu politique et social majeur tant en France qu’au Royaume-Uni. Sans remplacement immédiat, cette situation pourrait entraîner une hausse des traversées irrégulières et une pression accrue sur les systèmes de contrôle aux frontières. Les deux pays devront désormais collaborer pour aborder cette problématique sans le cadre de l’ancien accord.