Mercredi 30 septembre, le Parlement bulgare a définitivement adopté une réforme visant à mieux protéger les journalistes, les activistes et autres participants au débat public contre les poursuites judiciaires "slapp" (Strategic Lawsuit Against Public Participation). Ces poursuites sont souvent utilisées pour faire taire les critiques en les menaçant de batailles juridiques coûteuses, même lorsque les allégations n'ont guère de fondement. Cette réforme est considérée comme une étape importante pour répondre aux préoccupations liées à l'utilisation abusive des systèmes juridiques pour étouffer la liberté d'expression et le débat public. La nouvelle loi introduit des critères plus stricts pour entamer de telles poursuites, rendant plus difficile le dépôt de réclamations principalement destinées à dissuader la participation publique aux débats ou à la critique. Cela inclut des exigences relatives à des seuils financiers plus élevés et à des preuves plus claires d'irrégularités. La réforme renforce également la protection des personnes confrontées à de telles poursuites en leur offrant un soutien juridique et un éventuel dédommagement pour ceux qui sont injustement ciblés. Cette décision s'inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes chez les journalistes et activistes bulgares concernant l'utilisation croissante de la pression légale pour dissuader les discussions publiques sur des sujets sensibles. Les groupes de défense et les organisations médiatiques ont longtemps plaidé pour des garanties légales plus fortes afin d'empêcher l'abuse du système judiciaire à des fins politiques ou commerciales. Cette réforme devrait offrir un cadre juridique plus clair et une plus grande confiance à ceux engagés dans le débat public. L'adoption de cette réforme marque un développement notable dans les efforts continus de la Bulgarie pour renforcer ses institutions démocratiques et protéger les libertés civiles. Bien que la loi ne soit pas sans critiques, qui affirment qu'elle pourrait compliquer les actions juridiques légitimes, les partisans la considèrent comme une mesure essentielle pour garantir que le débat public puisse avoir lieu sans la menace d'une rétorsion juridique injustifiée.