Dans une discrète maison de trois étages sans plaque ni signe sur la porte, des personnes venues du Cameroun, du Nigeria, du Sénégal, du Mali, de Guinée et d’autres régions de Côte d’Ivoire trouvent refuge. Beaucoup ont subi des violences, des persécutions policières, le rejet familial, voire des menaces de mort en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Cet espace n’est pas seulement un abri temporaire, mais un lieu où elles peuvent être elles-mêmes. À une époque où plusieurs pays africains ont alourdi les peines de prison pour homosexualité, l’existence d’un tel refuge en Afrique semble remarquable. La maison est gérée par l’ONG Arc-en-ciel, qui fonctionne avec des ressources limitées en raison d’un déclin de l’aide internationale. Toute personne arrivant et s’identifiant comme LGBTQ+ y reçoit un abri, de la nourriture, des soins médicaux et un soutien psychologique. En Côte d’Ivoire, les relations homosexuelles ne sont pas illégales, mais la loi ne protège pas les personnes contre les discriminations fondées sur leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Ces dernières années, le climat social, politique et religieux est devenu de plus en plus hostile envers les minorités sexuelles et de genre. Cependant, la situation en Côte d’Ivoire reste moins sévère que dans d’autres régions d’Afrique de l’Ouest. En quelques mois seulement, des lois anti-LGBTQ+ ont été adoptées au Niger et au Burkina Faso. En Afrique de l’Est, l’homophobie est profondément ancrée dans les institutions étatiques, l’Ouganda en étant un exemple frappant où l’identité queer peut conduire à une criminalisation institutionnalisée. L’héritage de la colonisation a contribué à la persistance de l’homophobie sur une grande partie du continent. Fondé en 1976, six mois après la mort du dictateur espagnol Francisco Franco, El País est le quotidien généraliste le plus lu en Espagne. En tant que publication de centre-gauche, il fait partie du groupe médiatique espagnol Prisa. Joseph Oughourlian, un homme d’affaires français, préside Prisa depuis février 2021 et dirige El País depuis mars 2025. Fin 2013, le site elpais.com a lancé deux nouvelles éditions destinées aux lecteurs latino-américains, chacune avec sa propre équipe éditoriale. La première, El País Brasil, a été créée en portugais pour les lecteurs brésiliens et disposait de son propre site web, mais elle a fermé en 2021 en raison de difficultés financières. La seconde, El País América, continue de proposer des contenus adaptés aux lecteurs des Amériques. Depuis 2020, El País México fonctionne également de manière indépendante avec son propre site web et sa propre équipe éditoriale.