Une guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des attaques israélo-américaines contre Téhéran fin février, a déjà fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Le conflit a également perturbé les exportations mondiales de pétrole et de gaz en provenance du Golfe, provoquant une instabilité économique à l’échelle planétaire. Le Qatar s’est activement impliqué dans les efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre l’Iran et les États-Unis, jouant un rôle de médiateur dans la région. Un haut responsable qatari, Ibrahim Al-Hashmi, a déclaré lors d’une conférence de presse à Doha que les négociations en cours entre les deux pays, ainsi que les échanges entre les autres parties prenantes, se poursuivent grâce à l’entremise du Qatar et de ses alliés régionaux. Récemment, l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a rencontré en personne le ministre iranien de l’Intérieur, Eskandar Momeni, à Doha. Selon un communiqué du palais royal, ces rencontres visent à réduire les tensions régionales et à tracer une voie vers une désescalade. Malgré un accord de cessez-le-feu conclu en avril et un protocole formel signé en juin, les hostilités ont repris en juillet, notamment autour du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique. Avant la guerre, ce passage permettait le transit d’environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux. Aujourd’hui, il est sous contrôle iranien, qui entrave la circulation maritime. En réponse, les États-Unis ont imposé un blocus naval aux ports iraniens. L’Iran a récemment proposé un plan pour rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours, mais le président américain Donald Trump a rejeté cette offre et n’a pas exclu de lancer de nouvelles frappes militaires contre l’Iran à l’avenir. Parallèlement au conflit armé, les États-Unis ont intensifié leur pression économique sur l’Iran en imposant de nouvelles sanctions à son secteur aérien. Ces mesures visent à isoler davantage l’Iran sur le plan économique et à limiter sa capacité à mener des échanges commerciaux internationaux. La guerre en cours et les sanctions qui en découlent ont créé une situation régionale complexe et volatile, les deux camps ne montrant aucun signe immédiat de reculer. À mesure que le conflit s’étend, le rôle de pays comme le Qatar dans la facilitation du dialogue reste crucial pour trouver une issue à la crise.