Un nouveau projet immobilier à Montpellier propose des logements abordables grâce à un modèle unique de location de terrain, aidant des primo-accédants comme Sofia à acheter à une fraction du prix du marché.
La résidence Carlo-Scarpa ouvre ses portes à Saint-Jean-de-Védas
La résidence Carlo-Scarpa, inaugurée le mardi 27 octobre, se situe dans le quartier de Roque-Fraïsse, à Saint-Jean-de-Védas. Elle compte 50 appartements, dont 15 participent au dispositif du Bail réel solidaire (BRS).Le dispositif BRS vise à aider les accédants à la propriété
Le BRS s'inscrit dans une démarche plus large menée à l'échelle de la métropole de Montpellier. Il est conçu pour venir en aide aux habitants qui, sans un soutien financier important, auraient du mal à accéder à la propriété immobilière. L'objectif est de rendre l'accession à la propriété plus abordable grâce à une tarification encadrée et à un dispositif de répartition de la propriété foncière.La propriété du foncier dans le cadre du BRS
Dans le cadre du BRS, l'Organisme de foncier solidaire (OFS) de la métropole achète le terrain sur lequel le logement est construit et en conserve la propriété. Le ménage devient propriétaire de son appartement, mais il verse une redevance pour l'usage du terrain, au tarif de 1,30 euro par mètre carré et par mois.Des prix plus bas et des restrictions à la revente
Ce montage permet aux acquéreurs d'acheter leur appartement à un prix inférieur à celui du marché. En contrepartie, la revente est strictement encadrée, avec une plus-value limitée, afin que le bien ne soit pas utilisé comme un outil de spéculation. Ces règles visent à éviter des hausses rapides des prix et à préserver l'accessibilité financière du logement.L'expérience de Sofia avec le BRS
Sofia, étudiante de 25 ans, est devenue propriétaire grâce au dispositif BRS en achetant un appartement de trois pièces pour un peu plus de 210 000 euros. Selon le site Donnees-immo.fr, le prix médian de vente d'un appartement similaire hors BRS à Saint-Jean-de-Védas s'élève à environ 260 000 euros, ce qui représente une économie d'environ 19 % pour Sofia.Le regard de Sofia sur l'accessibilité
Sofia affirme : « Sans le BRS, je n'aurais pas pu acheter un appartement, c'est impossible », avant d'ajouter : « Ou peut-être, peut-être. Mais pas à Montpellier ! Dans un village perdu au fin fond de l'Hérault, oui ! » Ses propos illustrent l'impact du dispositif, qui rend l'accession à la propriété envisageable pour les jeunes acquéreurs de la région.