Mobilisations étudiantes et critiques du système éducatif

Marie Mesmeur, députée d'Ille-et-Vilaine et membre de La France insoumise (LFI), a exprimé ses inquiétudes concernant les mobilisations étudiantes lors d'une séance gouvernementale, en critiquant le dispositif Parcoursup. Cette plateforme est utilisée en France pour aider les élèves à déposer leurs candidatures dans les établissements d'enseignement supérieur et constitue un élément clé du cadre éducatif du pays.

Parcoursup présenté comme un système dépassé

Marie Mesmeur a qualifié Parcoursup d'« archaïsme des années Macron », affirmant qu'il était « né avec lui » et qu'il « doit mourir avec lui ». Elle estime que ce système, mis en place sous la présidence d'Emmanuel Macron, est devenu obsolète et doit être remplacé.

Appel à une réforme et à davantage de places à l'université

Au cours de la séance, Marie Mesmeur s'est adressée au ministre de l'Enseignement supérieur, Édouard Geffray, et a réclamé la fin de ce système, qui, selon elle, place les élèves de 14 à 18 ans en concurrence intense pour déterminer leurs études et leur avenir. Elle a critiqué le dispositif pour avoir favorisé un niveau de contrôle permanent malsain, et a évoqué de nombreuses tentatives de suicide chez les adolescents.

Exigence d'égalité éducative

Marie Mesmeur a demandé la création de 250 000 places supplémentaires à l'université « pour tous ceux qui sont laissés pour compte », estimant qu'un élève ayant une moyenne de 12 ne devrait pas avoir à redoubler une année pour poursuivre le domaine d'études qu'il souhaite. Elle a insisté sur le fait que « la démocratie a besoin d'un peuple éduqué et émancipé ».

Le ministre défend Parcoursup

En réponse, le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a déclaré que Parcoursup ne produit pas de tri social, en soulignant que 34 étudiants n'avaient pas obtenu de place l'année dernière. Il a affirmé que le système est « l'inverse du tri social » et « la vérité la plus stricte », mais a refusé d'approfondir le sujet.