La FFBB constate un recul des licences en club

La Fédération française de basket-ball (FFBB) a relevé une baisse du nombre de licences de club au début de la saison 2026-2027, avec 10 157 licences de moins enregistrées au 18 octobre par rapport à la même date en 2025. Cela représente une diminution globale de 1,88 %.

Le recul touche les hommes comme les femmes

La baisse a été observée dans les catégories masculine et féminine. Les licences masculines sont passées de 351 452 à 344 464, soit un recul de 1,99 %, tandis que les licences féminines ont diminué de 3 169, soit 1,69 %, passant de 187 424 à 184 255.

Les licences de club ne sont pas les licences fédérales

Les chiffres publiés ne concernent que les licences de club dites « de base ». En incluant les autres catégories de licences, la FFBB a enregistré un total de 529 465 licences fédérales au 19 octobre 2026. Ces données sont provisoires et ne sont pas directement comparables aux seules licences de club.

Une tendance qui s'inscrit dans des fluctuations passées

Ce recul intervient après une période de fluctuations. Après avoir atteint un record de 765 909 licences lors de la saison 2023-2024, la FFBB a connu une première baisse lors de la saison 2024-2025, avec 747 005 licences. La saison 2025-2026 s'est terminée avec 761 949 licences, toujours en deçà du pic de 2023-2024.

Des facteurs démographiques et économiques pourraient jouer un rôle

Une cause possible de ce recul pourrait être les tendances démographiques. Le taux de natalité en France a chuté de 24 % entre 2010 et 2025, ce qui pourrait réduire à terme le nombre d'enfants intégrant les programmes de basket-ball. Des facteurs économiques, comme le coût de la pratique et les évolutions du dispositif d'aide Pass'Sport, pourraient également y contribuer.

Des contraintes structurelles pour les clubs

Au-delà des facteurs démographiques et économiques, la FFBB fait face à des difficultés structurelles pour accueillir de nouveaux joueurs. En 2025, le président de la fédération avait alerté sur le fait que près de 150 000 nouveaux licenciés potentiels ne pouvaient être accueillis, faute de gymnases disponibles et de bénévoles.

Des discussions sur l'adaptation aux nouvelles pratiques

Le recul des licences de club ne signifie pas nécessairement une perte d'intérêt pour le basket-ball. Des formes de pratique alternatives, comme le basket en extérieur ou le 3x3, pourraient refléter l'évolution des préférences. Des discussions sont en cours pour adapter les structures traditionnelles des clubs aux nouvelles attentes, notamment à travers des horaires plus souples et des modèles d'encadrement différents.