Le mardi 29 septembre, à Nîmes, une ville du Gard dans le sud de la France, Alexandre Colin, un jeune homme de 21 ans, issu de la diversité, ne participait pas à une manifestation. Il se rendait plutôt pour déposer un dossier de demande de formation professionnelle. En chemin, il utilisait un vélo en libre-service mis à disposition par la métropole et transportait dans son sac un paquet de couches. Les faits se sont déroulés alors qu’il traversait un secteur marqué par une tension liée au blocage d’un lycée, une situation lors de laquelle un cycliste avait déjà porté plainte contre des policiers. Alexandre Colin a filmé un échange silencieux avec les agents au cours de cet incident. La situation s’est envenimée lorsqu’il a été frappé par l’un des policiers, ce qui l’a poussé à protester. Les agents lui ont alors ordonné de quitter les lieux et ont tenté de l’empêcher de filmer la scène. Ses actes et les images qu’il a capturées ont mis en lumière le contexte plus large des interactions policières lors des rassemblements publics et l’usage de la force dans ce type de situations. L’incident a relancé le débat sur la conduite des forces de l’ordre lors des manifestations et sur le droit des individus à documenter ces événements. Il illustre également les circonstances personnelles des personnes concernées, comme Alexandre Colin, qui menait une activité routinière sans lien avec la protestation mais s’est retrouvé impliqué malgré lui. Son cas s’ajoute à la réflexion nationale en cours sur les pratiques policières et les expériences des jeunes en France. La vidéo de l’affrontement a été largement partagée, suscitant des appels à plus de transparence et de responsabilité. Bien que la police n’ait pas encore réagi officiellement à l’incident, celui-ci s’inscrit dans un débat public croissant sur le traitement des individus lors des manifestations et sur le rôle des preuves vidéo pour demander des comptes aux autorités.