La Corée du Nord teste des missiles hypersoniques, affirmant pouvoir échapper aux radars américains et atteindre tout territoire des États-Unis, inquiétant la sécurité mondiale.
La Corée du Nord teste un missile hypersonique
La Corée du Nord a testé un missile hypersonique le 4 octobre 2026, sous la supervision du dirigeant Kim Jong-un. Le missile aurait parcouru environ 1 000 kilomètres selon une trajectoire en forme de vague.Capacités du missile et affirmations
Le Hwasong-19, testé pour la première fois le 31 octobre 2024, est présenté par les autorités nord-coréennes comme capable de parcourir 15 000 kilomètres tout en évitant les radars américains. Le Hwasong-11E-1, un missile hypersonique capable d'atteindre Mach 8 et de manœuvrer en vol, pourrait compliquer l'interception par des systèmes de défense antimissile tels que le THAAD, bien que ces capacités n'aient pas été vérifiées de manière indépendante.Détails du test du Hwasong-19
Lors du premier essai du Hwasong-19, le 31 octobre 2024, une charge utile inerte a atteint une altitude de 7 687,5 kilomètres pour une portée horizontale de 1 001 kilomètres, avec une durée de vol de 85 minutes et 56 secondes. L'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA décrit le missile comme le missile stratégique le plus puissant au monde, une déclaration qui peut servir d'avertissement aux États-Unis et à leurs alliés.Les défis posés aux systèmes de défense antimissile
Les armes hypersoniques, comme le Hwasong-11E-1, mettent à l'épreuve les systèmes de défense antimissile actuels en raison de leur vitesse extrême et de leur manœuvrabilité imprévisible, qui réduisent considérablement la fenêtre de tir disponible pour les systèmes de défense. Les systèmes actuels, comme le THAAD et les intercepteurs déployés en Alaska, sont principalement conçus pour contrer les menaces balistiques conventionnelles aux trajectoires prévisibles, ce qui les rend potentiellement moins efficaces face aux véhicules à planeur hypersonique.Implications stratégiques pour la Corée du Nord
Les essais récents de Pyongyang, dont le Hwasong-19 et plusieurs variantes du Hwasong-11, s'inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer la position de la capitale nord-coréenne dans les négociations internationales. La présence personnelle de Kim Jong-un lors de ces essais, parfois accompagné de sa fille Kim Ju-ae, vise à renforcer, auprès de l'opinion publique nord-coréenne, l'idée d'une continuité dynastique.Équilibre régional des forces et réponse militaire
Les conséquences de ces évolutions pour l'équilibre des forces dans la région Asie-Pacifique sont importantes. Les États-Unis et leurs alliés pourraient devoir revoir leurs investissements dans les systèmes de défense antimissile, ce qui pourrait accélérer la mise au point de nouveaux intercepteurs capables de suivre des cibles manœuvrantes. Si l'efficacité réelle du Hwasong-19 et de ses capacités reste non vérifiée, la seule annonce d'une telle arme souligne la course technologique permanente entre les systèmes militaires offensifs et défensifs.