Une étude met en avant une nouvelle approche thérapeutique

Une nouvelle étude présentée lors du congrès 2026 de la Société européenne d'oncologie médicale (ESMO) révèle que l'association de trois traitements (une hormonothérapie, une chimiothérapie et l'abiratérone) peut prolonger la survie médiane des patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique. Ce type de cancer s'est propagé au-delà de la prostate et répond encore à l'hormonothérapie.

L'essai portait sur 1 172 patients

L'essai PEACE-1, soutenu par UNICANCER, a suivi 1 172 patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique dans sept pays européens. Cet essai de phase III a comporté plus de huit années de suivi afin d'évaluer les effets à long terme de cette association thérapeutique.

Une thérapie combinée qui améliore la survie

Les patients ayant reçu l'association d'hormonothérapie et de chimiothérapie avec l'abiratérone ont présenté une survie médiane de 6,2 ans, contre 4,4 ans pour ceux suivant le traitement standard. Cette approche a également réduit de 25 % le risque de décès et de 50 % le risque de progression de la maladie ou de décès.

Explication de la survie médiane

Il est important de comprendre que la survie médiane désigne le moment où la moitié des patients de l'étude sont encore en vie. Il s'agit d'une mesure statistique qui ne permet pas de prédire le devenir de chaque patient, car les durées de survie peuvent varier considérablement d'une personne à l'autre.

Un expert soutient le nouveau standard de soins

Le professeur Karim Fizazi, oncologue médical et directeur du Centre Oscar Lambret à Lille, a déclaré que ces résultats confirment l'efficacité de cette stratégie thérapeutique. Il a souligné que cette approche, qui augmente la survie médiane et réduit le risque de décès, devrait désormais être considérée comme un standard de référence solide pour les patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique.