L’année dernière, 12,9 millions de contraventions ont été dressées à des automobilistes français par des systèmes de verbalisation vidéo, marquant une légère hausse de plus de 2 %. Ces dispositifs, déployés dans plus de 500 communes, permettent de sanctionner divers manquements au code de la route, comme le stationnement gênant, la circulation sur des voies réservées, le franchissement de feux rouges ou encore l’usage du téléphone au volant. Selon une étude de Coyote, entreprise française spécialisée dans l’assistance à la conduite et l’information routière, 530 zones réparties dans 519 communes sont aujourd’hui surveillées par ces caméras. La Seine-Saint-Denis compte le plus grand nombre de communes sous surveillance, avec 28, suivie des Bouches-du-Rhône (27) et du Nord (25). Dans cette dernière région, l’utilisation de ces caméras s’inscrit dans le cadre d’un récent programme pilote. Sylvain Estager, maire de Villeneuve-d’Ascq, explique que ces caméras servent à la fois à verbaliser les infractions routières et les dépôts sauvages, tout en optimisant le travail de la police municipale.
Les réactions face à ces caméras sont contrastées. Un passant interrogé par BFMTV juge le système « malin et utile » en raison de la fréquence élevée des comportements incivils, comme le stationnement en zone non autorisée. À l’inverse, un automobiliste s’inquiète de l’impact financier sur le portefeuille des Français, soulignant que « pour l’instant, surtout avec le pouvoir d’achat des Français, les gens n’ont plus d’argent. Si c’est pour taper encore dans la poche, c’est un peu compliqué ».
Contrairement aux radars automatiques classiques, ces caméras de verbalisation vidéo ne sont pas toujours clairement signalées, ce qui peut entraîner des amendes accidentelles. Pour limiter ce risque, Coyote a établi un inventaire de ces emplacements grâce à l’intelligence artificielle et à une vérification humaine. Stéphane Curtelin, directeur produit chez Coyote, indique que l’entreprise cherche à aider les conducteurs à éviter les pièges et les erreurs sur la route. Cette fonction d’alerte est disponible sur tous les équipements Coyote, qu’il s’agisse de boîtiers physiques, d’applications mobiles ou des systèmes Apple CarPlay et Android Auto. Bien que la signalisation par les usagers ne soit pas encore possible, les conducteurs pourront bientôt eux-mêmes signaler ces zones.
Le stationnement gênant et la circulation sur des voies réservées représentent la majorité des infractions verbalisées par vidéo. Toutefois, certaines situations permettent d’annuler une amende. Par exemple, si un automobiliste s’arrête brièvement devant son domicile pour décharger des bagages lourds ou accompagner une personne âgée, il peut fournir un justificatif de domicile et une explication détaillée lors de sa contestation sur le site de l’ANTAI. Le porte-parole de Coyote précise que tant que l’arrêt est justifié par un besoin immédiat ou une raison légitime, la procédure de contestation permet aux individus de faire valoir leurs droits. Il est également rappelé qu’il ne faut jamais payer immédiatement l’amende en cas de contestation, car ce paiement est considéré comme une reconnaissance définitive de l’infraction.
Les caméras de verbalisation vidéo françaises ont dressé 12,9 millions d’amendes en un an
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



