Interdiction nationale proposée des manifestations

Antoine Savignat, avocat et ancien membre du parti LR, a suggéré le 18 octobre 2026 que la France puisse interdire les manifestations non seulement au niveau local, mais aussi à l'échelle nationale, à la suite des émeutes et du chaos de la veille.

Critique des mesures d'urgence actuelles

Savignat a critiqué l'état d'urgence, qu'il juge contraire aux libertés fondamentales, lors d'un entretien avec Jacques Cardoze sur Sud Radio. Il estime que la France fait face à un échec et qu'une mesure moins extrême est nécessaire pour gérer la crise actuelle.

Limites des interdictions locales

Actuellement, la France autorise l'interdiction des manifestations, mais uniquement à l'échelon local et au cas par cas. Les préfets et les maires peuvent demander de telles interdictions, mais les tribunaux annulent souvent ces décisions en raison de précédents juridiques qui limitent ce pouvoir.

Appel à un contrôle au niveau national

Savignat a affirmé que la situation n'était plus sous contrôle et que la possibilité d'interdire les manifestations devrait être étendue au niveau national si un risque important était identifié. Il a insisté sur le fait que cela permettrait de gérer efficacement la crise actuelle.

Concilier liberté et sécurité

Tout en reconnaissant qu'interdire les manifestations porte atteinte à une liberté fondamentale, Savignat soutient que cette liberté a été fragilisée par les violences de la veille. Il propose un nouveau cadre juridique prévoyant un contrôle judiciaire afin de garantir que les décisions ne soient pas arbitraires.

Distinction avec l'état d'urgence

Savignat propose que la nouvelle mesure se distingue de l'état d'urgence en maintenant un contrôle judiciaire, afin de garantir la protection des droits fondamentaux d'expression et de revendication tout en répondant aux préoccupations actuelles en matière de sécurité.