Le CAC 40 recule lundi

L'indice CAC 40, qui suit la performance des plus grandes entreprises françaises cotées à la Bourse de Paris, a perdu 1,22 % dès les premiers échanges lundi, pour atteindre 7 861,40 points. Il s'agit d'un recul par rapport au niveau de clôture de la semaine précédente, qui était de 7 956,70 points.

Nouvelle baisse mardi

L'indice a poursuivi sa tendance baissière mardi, en perdant encore 0,82 % pour s'établir à 7 803,88 points. Trente-quatre des 40 entreprises de l'indice ont vu leur cours de bourse baisser, à la suite du week-end de violences survenues dans plusieurs pays européens.

Certaines entreprises progressent malgré le recul

Si la plupart des entreprises du CAC 40 ont subi des pertes, quelques-unes ont vu leur cours grimper. Sanofi a gagné 1,63 % et TotalEnergies 0,76 % mardi, faisant preuve d'une certaine résistance sur le marché.

Une tendance annuelle négative

Depuis le début de l'année, le CAC 40 enregistre un recul annuel de 2,37 %. En revanche, l'indice paneuropéen Stoxx 600, qui couvre un éventail plus large d'entreprises européennes, a progressé de 8,87 % sur la même période.

Les marchés européens subissent aussi le contrecoup

Toutefois, les violences en Italie et en Belgique, ainsi que la situation plus générale en Europe, ont fait chuter le Stoxx 600 de 0,73 % mardi. La Bourse allemande a reculé de près de 1 %, et l'indice londonien a perdu 0,74 %, ce qui témoigne d'un effet régional de l'instabilité.

Incertitude politique et financière en France

Les investisseurs s'inquiètent de plus en plus de la situation politique et budgétaire en France. L'incertitude qui pèse sur les finances publiques accroît la défiance des marchés, d'autant que les députés se préparent à voter le budget 2027, qui prévoit 54 milliards d'euros d'économies.

Hausse du coût de l'emprunt pour la France

L'écart entre les taux d'emprunt à dix ans de la France et de l'Allemagne s'est élargi, signe d'une perception accrue du risque sur la dette française. Lundi, le rendement des obligations françaises a atteint 4,93 %, son plus haut niveau depuis 2022. Cette hausse pourrait renchérir le coût du financement de l'État et compliquer les efforts de stabilisation des finances publiques.