Un projet de loi visant à réduire l’exposition du public au cadmium doit être examiné par le Sénat le 22 octobre, selon l’AFP en date du 8 octobre 2026. Le texte, adopté par l’Assemblée en juin, cherche à abaisser les teneurs autorisées en cadmium dans les engrais phosphatés. Ce métal lourd peut s’accumuler dans les sols agricoles et finir par contaminer les chaînes alimentaires. La législation proposée prévoit de réduire progressivement les seuils maximaux de cadmium dans ces engrais à 40 d’ici 2027, puis à 20 d’ici 2030, contre 90 actuellement. Le gouvernement avait auparavant annoncé vouloir agir par décret, visant le même objectif de 20 pour 2030, mais avec un objectif moins ambitieux de 60 pour 2027. Les associations environnementales ont critiqué cette approche, estimant que le plan gouvernemental est « insuffisant » au regard de « l’urgence sanitaire avérée » liée à l’exposition au cadmium. Elles soulignent qu’un décret manque de force juridique et pourrait être facilement révoqué, contrairement à une loi, qui offrirait une protection plus solide et durable. « Le calendrier repose encore sur de bonnes intentions, et un décret est une disposition fragile, susceptible d’être supprimée à tout moment », ont-elles déclaré. Par ailleurs, un autre texte sera étudié le 22 octobre à l’initiative des groupes écologistes. Cette proposition vise à garantir l’accès à une diversité de produits alimentaires sains et abordables, vendus à prix coûtant. L’initiative est soutenue de longue date par une coalition de groupes de défense des consommateurs, dont Foodwatch, qui milite sans relâche pour des politiques favorisant une alimentation plus saine et plus équitable. Ces deux projets de loi reflètent les préoccupations croissantes en matière de santé publique et de protection de l’environnement. Si le premier texte cible la réduction de l’exposition aux substances toxiques via les pratiques agricoles, le second s’attache à la question de l’accessibilité et de la diversité alimentaire. Ces débats illustrent les efforts constants pour concilier action réglementaire, besoins sanitaires et durabilité environnementale.