Au 1er août 2026, le Livret A, un livret d’épargne populaire et défiscalisé en France, offre un rendement de 1,7 %. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui finance des projets durables et solidaires, propose le même taux. Quant au Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages aux revenus modestes, il affiche un rendement plus élevé de 2,5 %, bien supérieur à la moyenne des placements sans risque. Une hausse potentielle à 2,4 % est attendue pour le 1er février 2027, ce qui pourrait rapprocher le taux du LEP de la barre des 3 %. Le Plan épargne logement (PEL), un compte épargne lié à l’immobilier, garantit actuellement un rendement brut de 2 % sur toute sa durée. Toutefois, après application de la « flat tax » de 30 %, le rendement net tombe à 1,4 %. Cette règle ne s’applique qu’aux nouveaux PEL, tandis que les anciens ouverts avant le 1er mars 2011 conservent leurs taux initiaux. Les PEL ouverts depuis 2011 ont une durée limitée à 15 ans, et beaucoup arrivent à échéance. Le taux du PEL devrait à nouveau évoluer le 1er janvier 2027, mais les détails précis restent encore flous. Le Compte épargne logement (CEL), un autre compte épargne lié au logement, affiche un rendement de 1,25 % brut au 1er août 2026. Ce taux devrait à nouveau être révisé le 1er février 2027, en même temps que les ajustements semestriels du Livret A. Les comptes épargne classiques, non soumis aux mêmes règles que le Livret A ou le PEL, offrent en moyenne un rendement brut de 0,75 %, selon la Banque de France. Parmi les exemples, on trouve le Livret B de la Caisse d’Épargne (entre 0,05 % et 0,10 %) et le Compte sur livret de La Banque Postale (0,50 %). En octobre 2026, le taux moyen des comptes proposés par les grandes banques s’est stabilisé à 0,34 % brut, d’après le rapport mensuel de MoneyVox. Les « super-livrets », proposés par les banques en ligne et les fintechs, offrent des rendements bien plus attractifs que les comptes traditionnels. En octobre 2026, leur taux de base moyen s’élève à 1,72 % brut, avec des offres promotionnelles pouvant atteindre jusqu’à 5,25 % avant impôts, comme chez Revolut. Ces taux boostés sont généralement valables pour une durée limitée, par exemple 120 jours (4 mois) pour le taux de 5,25 %, avant de redescendre à 2,25 %. Les comptes classiques sont soumis à la flat tax de 31,4 % en 2026, ce qui réduit le rendement effectif. Par exemple, un taux brut de 0,50 % devient 0,34 % après impôts, tandis qu’un taux boosté de 5 % équivaut à 3,43 % après déduction. Les comptes à terme, qui bloquent les fonds pour une durée déterminée, proposent des rendements plus élevés. Ceux d’une durée de deux ans ou moins offrent en moyenne 2,29 % brut, tandis que ceux de plus de deux ans affichent un rendement moyen de 2,51 %. En août 2026, les nouveaux comptes à terme de plus de deux ans avaient un taux moyen de 2,90 %. Par exemple, un compte à terme sur cinq ans chez Swaive peut offrir un rendement garanti de 3,35 % brut, soit 2,3 % après application de la flat tax. Les contrats d’assurance-vie en fonds euros ont affiché un rendement moyen de 2,63 % en 2025, selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), et une estimation de 2,6 % pour 2026, selon France Assureurs. Pour 2026, une moyenne de 2,9 % est attendue, selon Good Value for Money. Cependant, ces rendements sont avant prélèvements sociaux, qui réduisent le rendement net. Un taux brut de 2,9 % équivaut ainsi à 2,4 % après déduction. L’inflation s’élevait à 3 % en septembre 2026, selon l’Insee, et le taux d’inflation annuel pour 2026 est estimé à 2,1 %. Pour préserver le pouvoir d’achat en 2026, il faut donc un rendement net d’au moins 2,1 %.