L'Insee, l’institut national de la statistique français, a publié le 30 septembre son estimation préliminaire de l’inflation, indiquant que les prix à la consommation augmenteraient de 3,0 % sur un an en septembre, contre 2,4 % en août. Le Livret A, un compte d’épargne très répandu, offre un rendement de 1,7 % depuis le 1er août, soit 1,3 point de pourcentage en dessous du taux d’inflation, ce qui se traduit par un rendement réel d’environ -1,3 %. Le taux du Livret A avait d’abord été réduit à 1,5 % le 1er février 2026, avant d’être relevé à 1,7 % le 1er août. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), un autre compte d’épargne, suit le même taux, qui s’applique automatiquement à tous les comptes ouverts. Selon l’Insee, la récente accélération de l’inflation est principalement tirée par les prix de l’énergie, en hausse de 21,2 % sur un an, tandis que les prix alimentaires contribuent également de manière significative, en particulier pour les produits frais. Le Livret A peine à attirer les épargnants, avec une baisse notable des dépôts depuis le premier semestre 2026. La Caisse des dépôts, un établissement financier public, a indiqué que le Livret A avait enregistré six mois consécutifs de décaissements entre janvier et juin, le LDDS suivant la même tendance. En mai, les deux comptes ont enregistré ensemble 770 millions d’euros de décaissements. Cette tendance s’est légèrement inversée en été, avec 80 millions d’euros de collecte pour le Livret A en juillet et 460 millions en août. La Caisse des dépôts a communiqué ces derniers chiffres le 23 septembre. Depuis janvier, le solde cumulé de ces comptes reste négatif d’environ 5,4 milliards d’euros, le solde restant s’élevant à 444,2 milliards d’euros pour le Livret A et à 608,9 milliards pour le LDDS à la fin août. Les autres livrets d’épargne réglementés ont suivi un schéma similaire. Le LDDS a enregistré une collecte de 80 millions d’euros en août et affichait un solde de 164,7 milliards d’euros. Le Cercle de l’Épargne, une organisation représentant les institutions d’épargne, a indiqué que le LDDS avait connu un décaissement de 30 millions d’euros en juillet. Le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages sous conditions de ressources, a enregistré 60 millions d’euros de dépôts nets, avec un solde de 83,4 milliards d’euros et un solde négatif d’environ 420 millions d’euros depuis janvier. L’assurance-vie est revenue à des niveaux historiques, avec des chiffres de collecte nette élevés rapportés par France Assureurs, l’organisation représentant les compagnies d’assurance. Selon ses données, la collecte nette en assurance-vie a atteint 41,3 milliards d’euros sur les sept premiers mois de 2026, dépassant de 8,7 milliards la même période en 2025. Juillet a connu une performance particulièrement forte, avec 18,8 milliards d’euros de primes versées par les épargnants, un record mensuel. Après déduction des retraits, la collecte nette de juillet s’est élevée à 4,7 milliards d’euros. La tendance s’est poursuivie en août, albeit à un rythme plus modéré, avec des primes atteignant 11,5 milliards d’euros et une collecte nette de 2,0 milliards d’euros. Depuis janvier, la collecte nette cumulée atteint 43,5 milliards d’euros, le solde restant des contrats d’assurance-vie s’élevant à 2 171 milliards d’euros à la fin août.