Les recherches sur la jaunisse de la betterave ont identifié l’utilisation de plantes compagnes comme une stratégie prometteuse pour lutter contre cette maladie, bien qu’elles ne soient pas encore aussi efficaces que les traitements chimiques. Entre 2021 et 2026, des essais ont testé diverses espèces végétales, dont des graminées comme la folle avoine et l’orge de printemps, ainsi que des légumineuses comme la vesce, le trèfle et le pois. Audrey Fabarez, coordinatrice des Fermes Pilotes d’Expérimentation du Plan National de Recherche et d’Innovation (PNRI), explique que les légumineuses aident à réduire la concurrence avec les betteraves, mais qu’elles ne sont pas compatibles avec les programmes de désherbage chimique. Résultat : l’accent a été mis sur l’orge de printemps et la folle avoine. Ces plantes compagnes ont atteint environ 50 % d’efficacité, contre 80 à 90 % pour un traitement chimique de référence. L’objectif est de compléter plutôt que de remplacer les traitements chimiques, la présence de plantes compagnes permettant de retarder la première intervention.
L’un des principaux défis liés à l’utilisation de plantes compagnes réside dans leur coût, qui inclut des passages supplémentaires et l’achat de semences. Cependant, l’utilisation de semences de ferme peut contribuer à réduire les dépenses. La gestion de la destruction de ces plantes est également cruciale, car elles continuent d’agir sur les pucerons jusqu’au stade 8-10 feuilles de la betterave, mais peuvent entraîner des pertes de rendement de 15 à 20 % si elles sont laissées trop longtemps. Il est recommandé de les détruire au stade 4 feuilles, ou 6 feuilles si le temps n’est pas trop sec. Le coût global de cette stratégie est estimé à environ 100 € par hectare, l’application d’herbicide représentant la dépense la plus importante. Ce coût dépend de la présence ou non d’un herbicide déjà prévu dans le programme de désherbage. L’utilisation de plantes compagnes est déconseillée en présence de graminées résistantes, où l’Institut Technique de la Betterave (ITB) évalue plutôt l’intérêt d’un paillage issu d’un couvert végétal hivernal.
D’autres méthodes sont également à l’étude, comme les granulés Insior GrA, développés par Agriodor, une technologie de biocontrôle par répulsif olfactif. Cependant, les résultats restent difficiles à interpréter à ce stade, en fonction du nombre d’applications. Le positionnement de l’application semble jouer un rôle majeur. Les chercheurs évaluent aussi les effets des phéromones destinées à attirer les prédateurs naturels des ravageurs, dont l’une cible spécifiquement les coccinelles pour renforcer la régulation naturelle des pucerons. Le bio-insecticide Armélis, proposé par InCeres, a intégré le réseau d’essais pour sa première année. Bien que les données soient insuffisantes pour en tirer des conclusions, les premiers résultats montrent une augmentation de l’efficacité lorsqu’il est associé à Teppeki. L’objectif n’est pas de réduire les doses d’insecticide au risque de favoriser les résistances. Les champignons entomopathogènes font également l’objet d’études, mais leur utilisation n’a pas encore été transposée à l’échelle du champ. L’huile paraffinique Illion, déjà appliquée sur pommes de terre, est évaluée pour son potentiel à réduire la transmission virale et l’expression de la jaunisse.
Parallèlement au PNRI, d’autres études financées dans le cadre du programme Écophyto explorent le comportement des pucerons face aux variétés commerciales de betteraves. Les chercheurs constatent des « différences énormes » dans la réduction des pucerons au champ et, par conséquent, dans les symptômes de jaunisse. Cette piste est prometteuse, avec pour objectif de proposer des combinaisons de solutions permettant de gérer efficacement la maladie tout en limitant le recours aux traitements chimiques.
La recherche sur la jaunisse virale de la betterave explore les plantes compagnes et les contrôles alternatifs
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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