Lors de la prière de l’Angélus, dimanche 4 octobre 2026, le pape Léon XIV a évoqué saint François d’Assise, à l’occasion de la fête commémorant le 800e anniversaire de sa mort. S’appuyant sur l’évangile du jour, le souverain pontife a invité les fidèles à suivre l’exemple de ce « travailleur qui a œuvré avec fruit dans la vigne du Seigneur ». « Jésus a demandé à François de réparer son Église », a souligné le pape Léon XIV, soulignant que cette fête de saint François d’Assise coïncide avec le point d’orgue de l’année jubilaire proclamée en Italie pour marquer le 800e anniversaire de sa mort. S’exprimant depuis la fenêtre du palais apostolique au Vatican, le pape a appelé les fidèles à puiser dans l’héritage spirituel de saint François une voie de paix et de fraternité. Méditant sur la parabole des vignerons homicides, proposée par la liturgie du jour, le pape Léon XIV a d’abord rappelé le paradoxe au cœur de la mission du Christ : le Fils de Dieu, envoyé dans le monde pour apporter le salut et donner la vie, est rejeté et condamné à mort par ceux-là mêmes qui auraient dû l’accueillir. Cette violence, a-t-il insisté, ne peut cependant entraver le dessein de Dieu. « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire », a-t-il cité de l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 21, 42 ; cf. Ps 118, 22). Pour le pape, cette parole révèle la manière dont Dieu agit dans l’histoire : dans sa justice infinie, il est capable de transformer le mal en œuvre de rédemption. « Dieu ne rejette jamais nos vies », a souligné le pape Léon XIV, invitant à reconnaître dans cette promesse un soutien face aux épreuves et aux chutes. François, « travailleur qui a œuvré avec fruit » dans la vigne évoquée par la parabole, devient l’image de l’Église, que chacun contribue à « construire ou à détruire » par ses choix. C’est dans ce contexte que le pape a évoqué saint François d’Assise, dont la mort est commémorée cette année par l’Église à l’occasion de son huitième centenaire. François fut, selon le pape Léon XIV, un « travailleur » ayant œuvré avec fruit dans la vigne du Seigneur, répondant à l’appel reçu du Christ : « Répare mon Église. » Mais cette restauration, a expliqué le pape, a commencé par une conversion personnelle. Inspiré par le Crucifié, François a d’abord bâti son existence « sur le fondement du Christ », partageant sa pauvreté, sa joie et ses souffrances, jusqu’à recevoir les stigmates. Homme de prière et de charité, il a guidé les premiers frères sur cette voie d’ascèse et de réforme. Le pape Léon XIV a particulièrement mis en avant la dimension fraternelle de cette œuvre. Saint François n’a pas seulement contribué à renouveler l’Église par sa vie spirituelle : il l’a « restaurée par sa foi au Seigneur Jésus », contribuant à « combler les fissures de la discorde par le témoignage de l’amour fraternel ». En cette année jubilaire, le pape Léon XIV a appelé à demander avec persévérance « le don de la paix » et à s’engager sincèrement à construire l’harmonie entre les peuples. Selon des sources vaticanes, le souverain pontife pourrait se rendre à Assise le 27 octobre, à l’occasion d’une rencontre interreligieuse organisée par la Communauté de Sant’Egidio, quarante ans après celle organisée en 1986 autour du pape Jean-Paul II. Ce serait la troisième visite du pape Léon XIV à la ville de saint François depuis le début de son pontificat, après sa rencontre avec les évêques italiens le 20 novembre 2025 et sa visite du 6 août dernier pour un rassemblement de la jeunesse franciscaine.