En 2026, la Normandie a connu une faible pression de la pyrale et une activité accrue de la sésamie, selon Arvalis. La météo et les pratiques agricoles ont influencé les ravageurs.
Baisse de la pression de la pyrale dans les cultures de maïs en Normandie
Un rapport de l'institut technique Arvalis indique que la pression de la pyrale dans les cultures de maïs normandes était faible en 2026, le ravageur étant présent dans tous les départements de la région. Cette diminution est liée au temps sec et chaud, à un nombre réduit de larves en 2025 et à un retour à la monoculture du maïs après des difficultés de semis lors des saisons précédentes.Pic d'activité de la pyrale début juillet
Les premières pyrales ont été observées vers le 16 juin. Leur nombre a progressivement augmenté pour atteindre un pic début juillet. Ce pic a été bref et élevé, en raison de conditions climatiques particulières qui ont raccourci la période de vol habituelle du papillon.Le comptage des larves révèle une infestation réduite
Le comptage des larves dans les tiges avant la récolte a montré une baisse générale de l'infestation, seuls 5 % des plants présentant des dégâts de pyrale. Toutefois, les récoltes précoces d'ensilage ont compliqué le comptage, puisque seules quatre parcelles ont pu être examinées.Le broyage des tiges aide à réduire les larves
Le broyage des tiges de maïs s'est révélé efficace à 50 à 70 % pour réduire les populations de larves. Le Bulletin de santé du végétal recommande un broyage fin suivi d'un enfouissement, afin de détruire les larves ou de les exposer au froid et aux prédateurs. L'efficacité est meilleure lorsque l'opération est réalisée immédiatement après la récolte.La pyrale du sésame gagne la Normandie
La pyrale du sésame, rare dans la région jusqu'à récemment, est désormais présente dans toute la Normandie. Onze pièges à phéromones ont capturé 40 papillons entre juin et août, avec un pic à la mi-juillet, ce qui témoigne d'une présence croissante de ce ravageur dans la zone.La pyrale du sésame a un impact comparable à celui de la pyrale
Les dégâts causés par la pyrale du sésame sont comparables à ceux de la pyrale, sans différence nette de nocivité. Les deux ravageurs nécessitent des mesures préventives similaires, telles que la rotation des cultures, le broyage et l'enfouissement des résidus de récolte.La vallée de l'Eure surveille la chrysomèle du maïs
La vallée de l'Eure fait l'objet d'une surveillance concernant la chrysomèle du maïs, un petit coléoptère originaire d'Amérique. Détecté dans la zone depuis 2021, il y est observé en petit nombre chaque année, principalement dans les parcelles qui reviennent fréquemment à la culture du maïs.Gérer la chrysomèle du maïs
Le coléoptère ne fait plus l'objet de mesures d'éradication. Il nécessite désormais des pratiques de gestion, telles que le broyage systématique des tiges avant enfouissement et la rotation des cultures dans les zones touchées, afin d'empêcher la croissance de la population.