Des ajustements des éoliennes réduisent la mortalité des chauves-souris

Une étude menée dans le parc éolien de Casselman, en Pennsylvanie, a révélé que le relèvement du seuil de vitesse du vent nécessaire au démarrage des éoliennes réduisait considérablement la mortalité des chauves-souris. Les chercheurs ont modifié la vitesse de démarrage de certaines éoliennes, ce qui maintenait les pales immobiles lors des conditions de vent faible, et a entraîné une baisse du nombre de chauves-souris mortes allant jusqu'à 93 pour cent.

Méthodes de l'étude et résultats

Cette recherche, publiée en 2010 dans Frontiers in Ecology and the Environment, a suivi 12 éoliennes pendant 25 nuits en 2008 et 2009. On a retrouvé des chauves-souris mortes à proximité des éoliennes en fonctionnement normal à des taux 5,4 fois plus élevés en 2008 et 3,6 fois plus élevés en 2009, par rapport aux éoliennes arrêtées pendant les périodes de vent faible.

Incidence sur la production d'énergie

Malgré ces ajustements, la perte de production électrique du parc éolien est restée inférieure à 1 pour cent, même lorsque le seuil a été relevé à 14,5 mi/h. Cela s'explique par le fait que les conditions de vent faible produisent peu d'électricité, de sorte que l'incidence globale sur la production d'énergie a été minime.

Recherches plus larges et recommandations

Une synthèse de 2013 portant sur 10 études a conclu que l'augmentation du seuil de démarrage de 1,5 mètre par seconde réduisait la mortalité des chauves-souris d'au moins 50 pour cent. Une revue nord-américaine de 2024 a estimé une réduction de 33 pour cent de la mortalité des chauves-souris pour chaque mètre par seconde d'augmentation du seuil. Les auteurs de l'étude de Casselman ont suggéré d'appliquer ces ajustements dans les zones où la protection des chauves-souris est une priorité.