Pandora, une marque danoise de bijoux connue pour ses pièces abordables et tendance, installe une nouvelle usine à Hô Chi Minh-Ville, au Vietnam. L’entreprise investit environ 150 millions de dollars (soit quelque 133 millions d’euros) dans ce projet, une première en près de 40 ans pour Pandora, qui ne produisait jusqu’ici que dans ses usines en Thaïlande. Cette nouvelle installation devrait fabriquer jusqu’à 60 millions de pièces par an, augmentant ainsi de quelque 50 % la capacité de production globale de l’entreprise. À long terme, l’usine devrait créer 7 000 emplois. Berta de Pablos-Barbier, présidente-directrice générale de Pandora, a déclaré que cette expansion vise à développer les compétences et les infrastructures nécessaires à la croissance future. Ce déplacement s’inscrit aussi dans une volonté de réduire la dépendance à la Thaïlande, où Pandora possède déjà trois usines. Le Vietnam a été choisi pour son climat politique stable, son économie dynamique et l’accès à un large vivier d’artisans qualifiés.
Lors d’une récente visite de presse, des ouvrières – majoritairement des femmes – étaient vues en train d’utiliser des moules pour créer des bijoux conçus ailleurs. Certaines créations intégraient des éléments culturels locaux, comme un pendentif représentant un drapeau étoilé sur fond rouge ou un autre inspiré du plat emblématique vietnamien, le pho. Ces touches reflètent l’effort de Pandora pour se connecter aux marchés régionaux et intégrer les traditions locales à ses produits.
Pandora mise sur la croissance en Asie, une région qui a enregistré une hausse de 10 % des ventes au deuxième trimestre de l’année. Le Japon s’est particulièrement bien comporté, avec une activité qui a presque doublé en trois ans et continue de progresser à un rythme « à deux chiffres très élevé ». En Chine, après trois années de ventes en baisse, Pandora indique observer un redressement, avec une croissance supérieure à celle de l’année précédente.
L’entreprise ajuste également légèrement sa stratégie de production, visant à moins dépendre de la Thaïlande et davantage du Vietnam. Un autre axe clé pour Pandora concerne les diamants de laboratoire, moins chers que les diamants naturels et permettant de proposer des bijoux plus abordables. Berta de Pablos-Barbier a souligné que les jeunes consommateurs sont de plus en plus sensibles à l’environnement, et que leurs préférences peuvent varier selon les régions. En 2025, les diamants de laboratoire représentaient près de 20 % du marché mondial, pour une valeur comprise entre 3 et 4 milliards de dollars. Les prévisions du secteur suggèrent que ce chiffre pourrait atteindre 9,6 milliards de dollars d’ici 2033. Ces diamants permettent aussi de réduire les émissions de carbone d’environ 90 %, ce qui s’aligne sur les objectifs plus larges de Pandora en matière d’utilisation de matériaux recyclés et d’énergies renouvelables. La nouvelle usine vietnamienne utilise de l’or et de l’argent recyclés dans sa production.
Malgré ces efforts, Pandora évolue dans un environnement commercial plus difficile. L’entreprise a enregistré une croissance inférieure à ses objectifs et une légère baisse de son bénéfice net l’an dernier, en partie à cause des droits de douane américains sur les importations. Par ailleurs, la hausse du prix de l’argent a conduit à une augmentation de la production de bijoux plaqués platine, y compris dans la nouvelle usine vietnamienne. Ces éléments illustrent les défis auxquels Pandora est confrontée alors qu’elle continue de s’étendre et de s’adapter aux conditions du marché mondial.
Pandora étend sa production au Vietnam et se concentre sur les diamants de laboratoire et les marchés asiatiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



