EDF, le géant français de l’électricité détenu par l’État, envisage de revoir les normes de température des cours d’eau en réponse aux défis croissants posés par le changement climatique, rapportent Les Echos, citant des sources proches du dossier. Cette réflexion intervient après la mise à l’arrêt temporaire de 15 réacteurs nucléaires cet été en raison des températures élevées, qui ont perturbé les systèmes de refroidissement des centrales. EDF exploite 57 réacteurs nucléaires, dont 42 sont situés en bord de fleuve ou de rivière pour faciliter leur refroidissement. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) impose des limites strictes de température pour l’eau à chaque site, afin de protéger les écosystèmes aquatiques des rejets thermiques des centrales. Ces règles obligent parfois EDF à réduire la puissance de ses réacteurs.
Selon une source interrogée par Les Echos, l’écosystème autour de la Garonne, déjà fréquemment proche de sa température maximale de 28 °C près de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), a d’ores et déjà été modifié par les processus de refroidissement. Les centrales nucléaires constituent le troisième plus gros consommateur d’eau douce en France, avec 12 % de la consommation totale, derrière l’agriculture et l’eau potable. Dans certaines centrales en circuit ouvert, près de 100 % de l’eau prélevée dans les rivières est restituée au milieu naturel, mais ce processus peut élever la température de l’eau en aval de 4 à 6 °C en période d’étiage, selon EDF. À l’inverse, les réacteurs équipés de tours de refroidissement, reconnaissables à leurs panaches de vapeur, ne restituent que 77 % de l’eau prélevée, réchauffée seulement de quelques dixièmes de degré, tandis que les 23 % restants sont perdus sous forme de vapeur.
EDF analyse actuellement les enseignements de l’été pour évaluer l’impact des températures élevées sur son fonctionnement, mais les conclusions ne sont pas encore définitives, selon AFP. L’été 2023 a vu jusqu’à 15 réacteurs nucléaires d’EDF en France mis simultanément à l’arrêt en raison de la canicule, perturbant le refroidissement des installations. Cette situation a mis en lumière la vulnérabilité croissante de la production nucléaire face aux aléas climatiques, poussant l’entreprise à envisager d’éventuels ajustements de ses stratégies opérationnelles et des réglementations environnementales.
EDF cherche à réviser les normes de température des cours d’eau face au changement climatique et aux arrêts de centrales nucléaires
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



