Au deuxième trimestre 2026, le gouvernement congolais a davantage axé sa stratégie sur l’émission de dette à long terme, tout en réduisant significativement le volume d’obligations à court terme proposées aux investisseurs. Ce revirement s’inscrit dans un contexte où les obligations de dette de l’État au sein du système bancaire ont augmenté. Le Trésor public congolais a ainsi diminué sa dépendance au financement à court terme, privilégiant désormais les titres à moyen et long terme. Selon un rapport publié le 7 octobre 2026 par le ministère des Finances, l’État a proposé aux investisseurs 385,5 milliards de francs CFA (environ 657 millions de dollars américains) en obligations du Trésor à court terme, dites BTA, entre avril et juin 2026. Ce montant marque une baisse de 45,49 % par rapport à la même période en 2025. Les investisseurs se sont également montrés moins enclins à souscrire à ces titres à court terme, l’État n’ayant réussi à lever que 184,35 milliards de francs CFA en BTA au deuxième trimestre 2026, soit une diminution de 47,08 % sur un an.
À l’inverse, l’accent mis sur les obligations à plus long terme, appelées OTA, a suscité une réponse plus favorable de la part des investisseurs. Bien que l’État prévoyait d’émettre pour 357 milliards de francs CFA d’OTA au deuxième trimestre 2026, en baisse de 22,49 % par rapport à 2025, les souscriptions se sont élevées à 263,23 milliards de francs CFA, soit une hausse de 29,77 %. L’État a finalement levé 261,50 milliards de francs CFA grâce à ces OTA, en progression de 30,08 % par rapport aux 201 milliards de francs CFA collectés lors du deuxième trimestre 2025. Au total, les émissions combinées de BTA et d’OTA ont permis à l’État de mobiliser 445,9 milliards de francs CFA au deuxième trimestre 2026, un montant toutefois inférieur à celui enregistré à la même période l’année précédente.
La structure de la dette a connu un changement notable : les OTA représentent désormais près de 59 % des fonds levés, contre 41 % pour les BTA. Ce glissement illustre une préférence croissante pour le financement à moyen et long terme, qui permet à l’État d’étaler le remboursement de sa dette et d’alléger la pression liée au refinancement. L’augmentation de l’utilisation des OTA s’inscrit dans la stratégie plus large du gouvernement visant à gérer les finances publiques en privilégiant des échéances plus longues.
Parallèlement, les créances nettes sur l’État congolais ont progressé de 29,3 % en un an, atteignant 1 901,3 milliards de francs CFA au 30 juin 2026. Cette hausse est en partie compensée par un repli de 3,7 % des crédits économiques, qui s’élèvent désormais à 1 638,2 milliards de francs CFA. Toutefois, le crédit intérieur a augmenté de 11,6 %, pour atteindre 3 539,5 milliards de francs CFA, principalement porté par la hausse des créances liées à l’État. Cette tendance montre que le gouvernement continue de jouer un rôle central dans la mobilisation des ressources financières au sein du système bancaire. Le virage vers une dette à plus long terme semble donc s’inscrire dans une démarche stratégique pour mieux gérer ces obligations croissantes.
La RDC ajuste sa stratégie d'endettement vers des échéances plus longues en 2026
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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