Les investisseurs particuliers détiennent 3,3 % de la dette publique de la CEMAC, principalement en obligations à long terme, le Tchad et le Congo étant en tête de la participation.
Les particuliers privilégient les obligations à long terme
Les particuliers investisseurs de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) investissent principalement dans les obligations assimilables du Trésor (OAT), qui représentent plus de 80 % de leurs avoirs en titres publics. Au 30 septembre 2026, ils détenaient 366,2 milliards de francs CFA dans ces obligations.Encours total des titres publics dans la CEMAC
L'encours total des titres publics dans la CEMAC s'élevait à 11 016,7 milliards de francs CFA, soit environ 18,8 milliards de dollars américains, au 30 septembre 2026. Ce montant comprend à la fois les obligations à long terme et les titres à court terme.Les particuliers ne détiennent qu'une faible part du marché
Les particuliers investisseurs détiennent 3,3 % de l'ensemble des titres publics de la région, soit 2 773 personnes. Leurs avoirs sont concentrés sur les OAT, à hauteur de 300 milliards de francs CFA, contre 66,2 milliards pour les bons assimilables du Trésor (BAT), qui sont des instruments à court terme.Le Tchad et le Congo en tête de la participation des particuliers
Le Tchad affiche la proportion la plus élevée de détention par les particuliers par rapport à sa dette publique nationale, avec 7,65 % de ses titres en circulation détenus par des particuliers. Le Congo enregistre la valeur absolue la plus importante, avec 145,63 milliards de francs CFA de détentions par des particuliers, soit 4,79 % de son total.La participation des particuliers par pays
En République centrafricaine, les particuliers détiennent 20,3 milliards de francs CFA, soit 4,2 % de l'encours national. Au Gabon, les avoirs des particuliers s'élèvent à 67,39 milliards de francs CFA, soit 1,84 % du total. Le Cameroun et la Guinée équatoriale présentent des proportions similaires.Le rôle des particuliers reste flou
La part de 3,3 % des particuliers investisseurs soulève des questions sur leur rôle sur le marché. Les règles de souscription, les montants minimaux d'investissement et l'accessibilité du marché secondaire peuvent influencer leur participation, mais les données actuelles ne permettent pas d'identifier d'obstacles précis.Les investisseurs institutionnels dominent le marché
Les spécialistes des valeurs du Trésor (SVT) détiennent la plus grande part des titres publics de la CEMAC, avec 6 920,4 milliards de francs CFA, soit 62,8 % du total. Les investisseurs institutionnels détiennent 2 357 milliards de francs CFA, et les établissements de crédit non SVT 1 334,4 milliards.Concentration géographique des investisseurs
Les investisseurs basés au Cameroun détiennent la plus grande part des titres publics de la CEMAC, avec 5 536,5 milliards de francs CFA, soit 50,3 % du total. Les investisseurs gabonais, congolais et tchadiens détiennent respectivement 19,1 %, 13,3 % et 9,6 %.Les particuliers pourraient diversifier le marché
Accroître la participation des particuliers pourrait contribuer à diversifier les sources de financement des États de la CEMAC et à réduire leur dépendance vis-à-vis des investisseurs institutionnels. Cet enjeu est particulièrement important compte tenu de la concentration actuelle des avoirs entre quelques pays et quelques acteurs financiers.