Une enquête révèle que 81 % des femmes atteintes d'un cancer se sentent gênées par leur apparence, ce qui les pousse souvent à éviter les contacts sociaux.
Un sondage met en lumière la gêne liée au cancer
Un sondage réalisé par OpinionWay pour l'association Belle & Bien révèle que 81 % des femmes touchées par le cancer se disent gênées par leur apparence pendant ou après les traitements. L'enquête a été menée auprès de 314 femmes personnellement concernées par la maladie, et elle montre que 77 % de celles qui ressentent cette gêne évitent de sortir ou de voir du monde.Les changements visibles nourrissent la détresse émotionnelle
Les changements visibles, comme la perte de cheveux, la fatigue ou les cicatrices, sont cités comme des facteurs importants de ces sentiments. Ces transformations physiques peuvent modifier la façon dont les personnes se perçoivent et interagissent avec les autres, conduisant souvent au repli social.Belle & Bien lance des ateliers de soins
À l'occasion de son 25e anniversaire, l'association Belle & Bien a lancé, début octobre, une semaine nationale d'ateliers de soins esthétiques gratuits pour répondre à ces difficultés. Cette initiative vise à souligner l'importance de préserver l'estime de soi et de maintenir les liens sociaux pendant la maladie.Les effets du cancer varient selon les femmes
Les manifestations visibles du cancer et de son traitement ne sont pas vécues de la même manière par toutes les femmes. Si 76 % des Françaises interrogées citent la perte de cheveux parmi les conséquences les plus difficiles, seules 52 % des femmes ayant elles-mêmes vécu un cancer la mentionnent. Par ailleurs, 52 % évoquent la fatigue visible et 34 % les cicatrices visibles comme sources de préoccupation importantes.Une oncologue alerte sur les répercussions durables
Le Dr Nasrine Callet, oncologue à l'Institut Curie, souligne que les effets secondaires des traitements peuvent avoir des répercussions durables sur la vie des patientes. Ces effets peuvent dépasser la santé physique et influencer le bien-être mental ainsi que les interactions sociales, bien après la fin des traitements.