Le maire critique l'abandon d'un plan de rénovation

La maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a critiqué la décision d'abandonner un projet de rénovation de 800 millions d'euros pour la tour Montparnasse, qu'il qualifie d'« insulte » envers lui-même et les habitants du quartier Montparnasse. Il a averti que les copropriétaires de l'immeuble subiraient des « conséquences » s'ils ne menaient pas le projet à terme.

Projet abandonné après une réunion

Le projet de 800 millions d'euros a été définitivement abandonné à la suite d'une assemblée générale tenue le 23 septembre 2026. Le conseil syndical avait auparavant envisagé une solution plus simple et moins coûteuse, estimée à 400 millions d'euros, que certains copropriétaires privilégient aujourd'hui.

Le maire insiste sur le plan initial

Emmanuel Grégoire a exprimé sa frustration dans un entretien accordé à Ouest-France le 18 octobre 2026. Il a souligné la nécessité de mener à bien le plan initial, en rappelant le permis de construire délivré en 2029, sur lequel la Ville de Paris et la préfecture de police travaillaient depuis plus de dix ans.

Aucun financement public

Bien que la tour Montparnasse soit un immeuble entièrement privé qui ne recevra aucun financement public, Emmanuel Grégoire a insisté sur le fait que l'abandon du projet aurait des « conséquences ». Ses propos rejoignent ceux de Philippe Goujon, maire du 15e arrondissement, qui a laissé entendre que certains copropriétaires pourraient avoir d'autres projets à Paris.

Focus sur les grands copropriétaires

Emmanuel Grégoire et les élus locaux ciblent particulièrement les grands copropriétaires institutionnels, dont Lfpi, la Mgen et Axa. Lfpi, le plus important copropriétaire avec 28 % des parts, a suspendu le projet fin juillet en raison de contraintes financières.

Des difficultés liées aux échanges de lots

Le projet se heurte à d'importantes difficultés, notamment en ce qui concerne les échanges de lots nécessaires à l'aménagement d'un hôtel dans les étages intermédiaires appartenant à Lfpi. Ces échanges se sont révélés complexes en raison des changements répétés de propriétaire du 43e étage, associé au chanteur Vianney.

Les copropriétaires privilégient un plan plus modeste

Actuellement, la plupart des copropriétaires soutiennent un projet de rénovation plus modeste, qui leur permet de conserver leurs lots actuels. Cette approche éviterait les échanges de lots complexes et garantirait que chacun puisse rester chez soi.