Business News a rapporté que lors de sa campagne présidentielle de 2019, le candidat tunisien Kais Saied avait marqué les esprits lors d’un débat en déclarant que la normalisation avec Israël était « une haute trahison ». À l’époque, ses partisans le surnommaient souvent « le candidat de la Palestine », reflétant son opposition farouche à Israël. Près de sept ans après être devenu président de la Tunisie, la position de Saied envers l’État hébreu semble avoir connu un revirement significatif. La situation actuelle a attiré l’attention en raison du traitement réservé à la Global Sumud Flotilla, un groupe d’activistes ayant organisé plusieurs bateaux pour défier le blocus israélien de Gaza. En octobre 2025, les garde-côtes israéliens ont intercepté la flottille et renvoyé les activistes vers la Tunisie. Selon Al-Jazeera, au moins sept membres ont été arrêtés, dont trois ont été libérés par la suite. Business News a mis en lumière cette situation dans un éditorial intitulé « Israël les arrête, la Tunisie les emprisonne », adoptant un ton provocateur pour attirer l’attention sur les poursuites judiciaires engagées contre les activistes. Ceux-ci sont désormais inculpés de blanchiment d’argent et de détournement de dons, selon le rapport. Cette affaire suscite une vive controverse, notamment parmi ceux qui avaient autrefois soutenu le discours pro-palestinien de Saied. Wael Naouar, figure de proue du mouvement Global Sumud, a entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions de sa détention. Ses actions ont attiré l’attention internationale et soulevé des questions sur les implications juridiques et politiques de cette affaire. La situation illustre la relation complexe entre la Tunisie et Israël, ainsi que les tensions géopolitiques plus larges entourant le conflit israélo-palestinien.