Le journaliste Christian Apothéloz établit un parallèle entre les fléaux bibliques d’Égypte et les crises environnementales que le monde traverse actuellement en raison du changement climatique. Il souligne que cet été a été marqué par une série d’événements météorologiques extrêmes : canicules prolongées, incendies dévastateurs, sécheresses sévères affectant l’agriculture, et même la fermeture temporaire du détroit d’Ormuz. Selon Apothéloz, ces phénomènes sont liés au réchauffement climatique, une affirmation étayée par les rapports scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui met en garde contre l’augmentation de la fréquence et de l’intensité de ces événements en raison des activités humaines.
Le journaliste critique la réponse globale actuelle face à ces défis, qu’il juge insuffisante. Il la qualifie de « solutions de fortune, petits pas en avant et grands reculs ». Il cite notamment les subventions accordées au transport de gros camions comme exemple de politiques coûteuses et inefficaces, qui ne s’attaquent pas aux causes profondes du changement climatique. Plutôt que de progresser de manière significative, le monde réagirait souvent aux crises une fois qu’elles ont éclaté, au lieu de prendre des mesures préventives pour les éviter, déplore-t-il.
Pour remédier à cette situation, Apothéloz plaide en faveur de transformations urgentes et profondes. Il propose notamment d’accélérer l’électrification, de promouvoir l’usage des véhicules électriques via des programmes de location sociale, et de repenser le chauffage des logements collectifs en hiver ainsi que le refroidissement des salles de classe en été. Il suggère également de repenser les lieux de travail et les espaces urbains pour les rendre plus durables et respectueux de l’environnement. Ces mesures, estime-t-il, pourraient contribuer à atténuer les pires effets du changement climatique et à éviter de nouvelles catastrophes environnementales.
En guise de conclusion, Apothéloz s’interroge : le monde devra-t-il subir un « dixième fléau » — en référence au récit biblique — avant d’agir résolument contre le changement climatique ? Il reprend alors la supplique biblique « Laissez partir mon peuple ! » comme un appel à la libération face à la destruction environnementale. Il est important de préciser que cette chronique ne reflète ni la ligne éditoriale ni les opinions de la rédaction de Réforme.
Le changement climatique et les fléaux modernes de l'inaction
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- 🇫🇷Réforme



