La ville de Paris prend de nouvelles mesures pour lutter contre les violences sexuelles dans les environnements scolaires et périscolaires. Depuis 2025, 203 enquêtes ont été lancées dans la capitale concernant de tels incidents, ce qui a poussé la ville à déployer un plan de 20 millions d'euros visant à améliorer la sécurité et la préparation du personnel. Une partie clé de cette initiative comprend six jours de formation annuelle pour tous les personnels des accueils périscolaires, conçue pour leur fournir de meilleures stratégies pour gérer les situations sensibles impliquant des enfants. Les premières séances de formation ont déjà commencé dans plusieurs écoles de Paris, dont l'école maternelle Télégraphe dans le 20e arrondissement. Durant un exercice, un directeur d'accueil périscolaire a présenté une situation où un enfant nommé Matis est arrivé pendant le déjeuner et pleurait. La séance a engagé des discussions parmi les douze personnels présents sur la meilleure manière de répondre. Certains ont exprimé un doute concernant le contact physique avec les enfants, un membre du personnel déclarant qu'il n'était pas sûr que l'embrasser était encore autorisé. D'autres ont insisté sur la nécessité de comprendre la cause du stress de l'enfant avant d'agir. La formation vise à fournir un cadre commun au personnel, y compris des directives claires sur la manière de répondre aux enfants en détresse. On conseille au personnel de ne pas repousser un enfant, mais plutôt de rechercher d'autres façons de le rassurer, comme poser des questions, lire ou chanter avec l'enfant, ou simplement rester à ses côtés. Si un membre du personnel embrasse un enfant, il doit informer son supérieur. D'autres mesures comprennent une règle interdisant aux hommes d'entrer dans les dortoirs, une politique qui a suscité des débats. Alors que certains personnels la considèrent comme une précaution nécessaire, d'autres la jugent discriminatoire et trop restrictive. Sandrine Bobin, directrice des accueils périscolaires du 20e arrondissement, a souligné l'importance de mettre en place des procédures communes et une base commune pour le personnel, notant que nombreux sont les professionnels originaires de contextes culturels et professionnels divers. Pour renforcer davantage la formation, Paris prévoit d'ouvrir une « école des accueils périscolaires », qui servira de centre dédié à l'éducation et au développement professionnel dans ce domaine.