Depuis 2025, une série de révélations sur les violences sexuelles dans le secteur des activités périscolaires - souvent appelées garderie ou accueil de loisirs - a suscité une inquiétude publique. Ces incidents, d'abord révélés par la presse et amplifiés par des groupes de parents, notamment lors d'une campagne électorale municipale à Paris, ont mis en lumière un secteur souvent négligé. À ce jour, en septembre 2026, plus de 200 cas sont en cours d'enquête à Paris seule, avec des rapports similaires émergents à travers la France, soulignant un problème national. Le scandale a mis en évidence des failles graves dans le recrutement, la formation et la surveillance du personnel, ainsi que les défis plus larges liés à la réglementation d'un secteur à la fois essentiel et sous-financé. Les problèmes au sein du secteur des activités périscolaires ont été largement discutés par la presse et par les experts. Les critiques pointent plusieurs problèmes clés : l'absence de suivi efficace par les organisateurs, l'absence d'un cadre réglementaire solide dans la politique publique, ainsi que le faible niveau de qualification et de sécurité professionnelle du personnel. Ces facteurs contribuent à une situation où le personnel peut ne pas être adéquatement formé ou équipé pour détecter et prévenir les comportements nuisibles. Bien que beaucoup considèrent que l'amélioration de la formation, notamment en matière de prévention des violences sexuelles et sexistes, est cruciale, certains questionnent si cela seul peut résoudre les problèmes systémiques plus profonds. Malgré ces défis, le secteur des activités périscolaires est très utilisé par les familles. Presque 90 % des enfants en France fréquentent une forme d'activité périscolaire, et plus de 95 % des familles à revenus doubles ou monoparentales en dépendent. Le secteur a connu une croissance considérable depuis la loi Peillon de 2013, qui a réorganisé les horaires scolaires pour permettre une meilleure gestion du temps. Cette loi a créé un nouveau cadre pour les activités périscolaires, mais le secteur est resté à la périphérie de l'attention publique et de la planification politique. Le résultat a été une augmentation rapide de la demande, mais un financement et un soutien insuffisants, entraînant des emplois précaires et des compromis sur les qualifications. Le rôle du secteur dans l'éducation reste encore flou, et ce manque de direction contribue à ses difficultés. Alors que certains considèrent les activités périscolaires comme une extension de l'école, d'autres les voient comme un temps de loisirs, de découverte et de développement personnel. Cette divergence de perspectives a conduit à des priorités contradictoires et à un manque de consensus sur la manière la plus appropriée de structurer le secteur. Sans une vision claire, les qualifications et les responsabilités du personnel restent ambiguës, entraînant une dépendance aux compétences informelles, telles que de bonnes intentions ou le bon sens, plutôt qu'à une formation formelle. En conséquence, lorsqu'ont lieu des problèmes, tels que les violences sexuelles, le secteur est souvent peu préparé à y répondre efficacement.