Le Zimbabwe se prépare à l'impact d'El Niño avec une réserve de 500 millions de dollars pour sécuriser les approvisionnements alimentaires et atténuer les risques économiques.
Le Zimbabwe crée un fonds de réserve climatique
Le gouvernement zimbabwéen prévoit de constituer une réserve de 500 millions de dollars pour aider à gérer les effets d'El Niño, un phénomène climatique qui peut provoquer des événements météorologiques extrêmes. Ces fonds serviront à soutenir la sécurité alimentaire et à faire face à d'éventuelles mauvaises récoltes.Fonds à inscrire dans le budget 2027
La réserve de 500 millions de dollars sera répartie entre 250 millions en espèces et 250 millions destinés à l'achat de céréales. Cette allocation fait partie du budget 2027, dont l'annonce est attendue en novembre, et vise à garantir que le pays puisse réagir rapidement à une mauvaise récolte.Baisse attendue de la production de maïs
Le Zimbabwe s'attend à ce que la production de maïs tombe à 1,6 million de tonnes en 2027, soit une baisse de près de 30 % par rapport à 2026. La demande annuelle en maïs s'élève à environ 2,2 millions de tonnes, dont 400 000 tonnes destinées à l'alimentation animale, ce qui souligne l'importance de maintenir des réserves suffisantes.Préparatifs engagés plusieurs mois plus tôt
Les efforts de préparation face à El Niño ont débuté plusieurs mois avant cette annonce. En août, le ministre de l'Agriculture a fixé pour objectif de constituer 450 000 tonnes de réserves stratégiques d'ici la fin de 2026, dont 200 000 tonnes de maïs ont déjà été achetées auprès d'agriculteurs locaux.Réduction des droits de douane sur certains produits alimentaires
Le 2 octobre, le ministre des Finances a annoncé la suppression des droits de douane sur certains produits alimentaires afin de faciliter les importations en cas de pénurie. Toutefois, les détails concernant les produits concernés, la durée de cette mesure et ses modalités de mise en œuvre n'ont pas été communiqués.El Niño pèse sur les prévisions économiques
El Niño a conduit le Zimbabwe à revoir à la baisse sa prévision de croissance économique pour 2027, la ramenant de 5 % à 3,5 %. Cette révision reflète les effets négatifs anticipés de ce phénomène climatique sur l'agriculture, un secteur clé de l'économie.Le gouvernement identifie El Niño comme un risque majeur
Un document budgétaire publié en juillet désigne la sécheresse liée à El Niño comme le principal risque pour les récoltes, les moyens de subsistance en milieu rural et la production hydroélectrique. Le gouvernement prévoit de concentrer ses efforts sur une préparation précoce, le renforcement des réserves et le soutien aux ménages touchés.