Densité commerciale à Paris

Paris compte 28 établissements commerciaux pour 1 000 habitants, dont des restaurants, des cafés, des bars, des cabinets médicaux et d'autres services. Ce chiffre est tiré de la 10e enquête sur le commerce à Paris, menée par l'Apur (Atelier parisien d'urbanisme), la Ville de Paris et la Chambre de commerce et d'industrie de Paris.

Croissance des lieux de restauration et de boissons

Le nombre de bars, de cafés et de restaurants à Paris a augmenté de 3,6 % en trois ans et de 24,6 % entre 2000 et 2026, pour atteindre 15 435 établissements. Cette croissance est particulièrement visible dans les quartiers où vivent de nombreux étudiants et touristes.

Les restaurants en tête pour la densité

Selon l'Insee, Paris compte 9,8 restaurants pour 1 000 habitants, soit nettement plus que des villes de province comme Bordeaux, Lyon et Marseille. Toutefois, à l'échelle nationale, 7 300 restaurants ont été placés en redressement ou en liquidation judiciaire en 2025, soit une hausse de 35 % par rapport à la moyenne de 2010 à 2019.

Évolution des types de cafés et de bars

La progression des cafés et des bars s'explique principalement par l'essor des coffee shops et des bars à chicha, tandis que les cafés traditionnels reculent. Les commerces qui se trouvent en concurrence directe avec le commerce en ligne et la numérisation disparaissent des rues parisiennes, à quelques rares exceptions près.

Recul du commerce de détail et des services

Les magasins de vêtements ont diminué de 5 % en trois ans, les magasins d'équipement de la maison de 5 %, et les banques, agences d'assurance, agences de voyage et agences d'intérim ont également reculé. Sur le long terme (2000-2026), ces baisses sont plus marquées : les magasins de vêtements ont perdu 23 %, les magasins d'équipement de la maison 44 %, les loisirs et la culture 20 % et les quincailleries 35 %.

Croissance des commerces alimentaires

Les commerces alimentaires, en particulier les boulangeries, les chocolateries, les torréfacteurs et les glaciers, ont connu une hausse notable, avec 8 098 établissements de ce type à Paris. Cela représente une augmentation de 14 % entre 2000 et 2026, portée en partie par la préférence pour les achats de proximité depuis la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Tendances des achats de proximité

Depuis la pandémie, les Parisiens privilégient les petites boutiques spécialisées aux supérettes et aux supermarchés. Le réseau dense de commerces de proximité de la capitale fait que 94 % des Parisiens vivent à moins de cinq minutes à pied d'une boulangerie. Certaines activités du secteur alimentaire reculent toutefois, comme le nombre de boucheries, qui a baissé de 17 en un an, et les magasins bio, en baisse depuis 2023 après une forte progression entre 2017 et 2020.

Croissance du secteur de la santé et de la beauté

Les secteurs de la santé et de la beauté ont également progressé, avec plus de 3 000 boutiques dédiées, soit une hausse de 26 % sur la période. Les cabinets médicaux en rez-de-chaussée sont passés à 2 280, soit une augmentation de 99 % entre 2000 et 2026.

Hausse du taux de vacance

Le taux de vacance des locaux commerciaux à Paris a augmenté pour atteindre 11,7 % en 2026, contre 10,9 % en 2023. Cela représente 9 725 locaux vides, dont 1 402 en travaux en avril 2026, ce qui a ramené le taux de vacance à 10,0 %. Malgré les difficultés économiques, la hausse du nombre de locaux vacants est restée limitée.