Selon Gira Conseil, un cabinet d’études spécialisé dans le marché de la restauration, 11,97 milliards de repas ont été servis hors domicile en 2025, incluant ceux des cantines, soit une hausse de 1,6 % par rapport à 2024. Le chiffre d’affaires global du secteur a également progressé de 4,3 %, en tenant compte de l’inflation. Toutefois, le nombre de points de vente, comme les bistrots de quartier, les rayons snacking des supermarchés, les boulangeries ou encore les comptoirs de restauration rapide, a augmenté de 2,1 % sur la même période, atteignant près de 415 600. Si le volume total de repas servis a donc progressé, le nombre de repas par point de vente a diminué, signe d’un marché plus fragmenté.
Au deuxième trimestre 2026, Altares, spécialiste du suivi des défaillances d’entreprises, a recensé 997 fermetures dans les restaurants traditionnels, soit une hausse de 6,4 % par rapport à l’année précédente. Ce taux de défaillance figure parmi les plus élevés de tous les secteurs en France. Le signal le plus marquant de cette évolution provient toutefois du fast-food, où les fermetures ont bondi de 13,9 % sur la même période, avec 907 procédures enregistrées. Selon BPCE, une grande banque française, environ huit Français sur dix ont mangé dans un fast-food en 2025, contre sept sur dix en 2021. Ce glissement illustre une transformation du marché plutôt qu’un effondrement pur et simple.
Le secteur de la restauration sort d’une décennie d’expansion rapide, portée par des prêts à taux bas, des financements garantis par l’État pendant la crise sanitaire et la conviction qu’un bon emplacement et une bonne idée suffisaient à garantir le succès. Mais depuis 2022, il doit faire face à la réalité de coûts plus élevés, que ce soit pour l’énergie, les matières premières ou les salaires. Résultat : deux fermetures d’entreprises sur trois se soldent désormais par une liquidation directe, sans tentative de redressement. Selon une réponse ministérielle publiée en juin à l’Assemblée nationale, le nombre de restaurants a reculé de 0,5 % en 2025. Dans le même temps, les boulangeries, les supérettes et les stations-service continuent de progresser, proposant des solutions de déjeuner à moindre coût opérationnel.
Le secteur de la restauration se retrouve désormais en concurrence avec des acteurs qui ne se considèrent pas comme des concurrents directs. Cette situation soulève une question importante, souvent évitée dans les débats publics : faut-il sauver tous les établissements, ou le secteur doit-il accepter une réduction du nombre de restaurants pour permettre aux autres de prospérer ? La réponse pourrait bien déterminer l’avenir de la restauration hors domicile en France.
Le secteur des restaurants français confronté à des défis malgré la hausse de la consommation et de la concurrence
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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