Les défaillances d'entreprises en France restent à des niveaux record malgré un ralentissement de la hausse, certains secteurs et régions montrant des signes de reprise.
Les défaillances d'entreprises restent élevées en France
Le nombre de défaillances d'entreprises en France reste à un niveau « sans précédent », même si la forte hausse a ralenti, selon une étude du cabinet Altares. Entre juillet et septembre 2026, 14 652 procédures collectives ont été ouvertes, contre 14 583 un an plus tôt, soit la plus faible hausse depuis la fin de la crise sanitaire.Le rythme de la hausse a ralenti
Thierry Millon, directeur des études chez Altares, a relevé que le rythme de la hausse a nettement ralenti et que la vague de défaillances semble être passée. Toutefois, le nombre d'entreprises touchées reste à un niveau inédit, avec des inquiétudes particulières pour les secteurs dépendants des décisions budgétaires des ménages.Un nombre record de défaillances sur 12 mois
Sur une période glissante de 12 mois, le nombre de défaillances atteint désormais 72 000, un record. Les liquidations judiciaires directes ont légèrement diminué de 1,2 % (9 744 jugements) par rapport à l'an dernier, tandis que les redressements judiciaires ont augmenté de 4,2 %, pour atteindre 4 576 dossiers. Les sauvegardes restent marginales, avec 332 ouvertures, soit une baisse de 0,6 %.L'impact social des défaillances recule
L'impact social des défaillances d'entreprises recule également, avec 50 510 emplois menacés au troisième trimestre, soit une baisse de 2,9 % par rapport au troisième trimestre précédent. Les structures les plus petites et les plus jeunes restent les plus exposées : les entreprises de moins de trois salariés totalisent 10 960 procédures, en hausse de 2,9 %, soit les trois quarts des défaillances enregistrées cet été.Des performances sectorielles contrastées
Par secteur, la construction montre des signes d'amélioration avec une baisse des défaillances de 3,1 %, tandis que l'industrie manufacturière enregistre une baisse de 11,8 %. Le transport revient également légèrement au vert, avec une diminution de 1,6 %. À l'inverse, l'hôtellerie-restauration demeure très dégradée, les défaillances progressant de près de 10 % dans la restauration et de plus de 30 % dans l'hébergement. Le commerce de proximité et les services, dépendants de la consommation des ménages, continuent de souffrir.Des situations régionales contrastées
Sur le plan régional, les dégradations les plus marquées s'observent dans les Pays de la Loire (+18,4 %) et en Bretagne (+11,4 %). Plusieurs grandes régions reviennent toutefois à la baisse, notamment Provence-Alpes-Côte d'Azur (-5,5 %), la Normandie (-11,9 %), la Nouvelle-Aquitaine (-5,3 %) et le Grand Est (-4,9 %).