Des groupes de hackers revendiquent des attaques DDoS contre des cibles françaises

Entre le 15 et le 17 octobre 2026, plusieurs groupes de hackers ont revendiqué des attaques par déni de service distribué (DDoS) visant des sites web français, en particulier dans les secteurs de l'administration, de la défense et de l'énergie. Ces attaques ont perturbé l'accès à des services essentiels en saturant les serveurs de trafic.

Plusieurs secteurs touchés par des cyberattaques

Les attaques ont visé un éventail d'organisations, dont EDF, Eurenco, Renault Trucks, le SGDSN, des collectivités locales et des acteurs du transport maritime. Les hackers ont mis en avant des secteurs tels que les services publics, les transports, l'énergie et les activités industrielles sensibles comme cibles principales.

Trois groupes de hackers identifiés

Trois groupes se distinguent dans les informations recueillies : NoName057(16), Dark Storm et CyberTroll Team. L'un d'eux, Dark Storm, propose un service commercial d'attaques DDoS à la demande, ce qui laisse supposer une possible évolution vers la monétisation des cyberattaques.

Les autorités françaises alertées sur des activités suspectes

Des administrations françaises et des acteurs industriels ciblés avaient été alertés par ZATAZ, une société de cybersécurité, au sujet de messages étranges et de comportements numériques inhabituels émanant de hackers russophones. Ces alertes sont intervenues juste avant les cyberattaques, qui ont coïncidé avec des perturbations de groupes frigorifiques dans des centaines de magasins en France, en Belgique et aux Pays-Bas.

Plusieurs revendications visant différentes cibles

Les 15 et 16 octobre, les hackers ont publié plusieurs revendications visant des secteurs variés. Parmi elles figurent le centre de formation maritime Corsica Linea, la ville de Saint-Malo et XSun, une entreprise française de conception de drones. Dans le secteur de l'énergie, trois interfaces associées à EDF ont également été mentionnées.

CyberTroll Team revendique la perturbation du SGDSN

CyberTroll Team, un groupe récemment apparu qui s'est affilié à NoName057(16), a revendiqué avoir rendu le site du SGDSN inaccessible le 15 octobre. Le groupe a également visé Renault Trucks, O Technologie et un portail d'authentification de Business France dans des revendications ultérieures.

Autres secteurs et territoires visés

D'autres revendications ont visé les départements de la Vienne et du Gers, la ville de Brest et Eurenco, un fabricant d'explosifs. Ces annonces mentionnaient également Genavir, un opérateur de navires océanographiques, ainsi que la Compagnie Maritime Nantaise. Le Grand Port Maritime de La Rochelle et Corsica Linea ont été cités à nouveau dans ces communications.

Check-Host utilisé pour vérifier les attaques

L'ensemble des indisponibilités signalées de sites web a été constaté par ZATAZ. Les hackers ont utilisé Check-Host, un outil qui teste l'accessibilité de domaines ou de serveurs depuis différents emplacements. Cet outil peut révéler une indisponibilité temporaire, mais il ne permet pas nécessairement de confirmer la cause d'une attaque.

Dark Storm propose des services offensifs à la vente

En plus de revendiquer des attaques, Dark Storm propose un catalogue de services offensifs à la vente. Le catalogue Black Storm (DN) du groupe comprend diverses options d'attaques DDoS, dont les prix vont de 20 dollars pour une intervention de trois heures à 100 dollars pour une journée complète. ZATAZ indique que le groupe a récemment élargi son offre à l'extraction de bases de données à partir de sites web.

Des questions de coordination se posent

La présence simultanée de plusieurs groupes de hackers dans les revendications soulève des questions quant à leur coordination. Si chaque groupe semble agir de manière indépendante, l'ampleur et le calendrier des attaques laissent supposer une possible collaboration ou des objectifs communs entre les différents acteurs.