Des groupes prorusses exploitent les caméras françaises

Selon ZATAZ, des groupes prorusses utilisent des images provenant de caméras de sécurité françaises, avec environ cinquante cas recensés. Ces caméras, généralement installées pour protéger des entreprises comme des entrepôts, des supermarchés et des salons, auraient été transformées en outils de surveillance.

Des groupes visent des systèmes industriels et publics

ZATAZ rapporte que les groupes de hacktivistes prorusses ont intensifié leurs attaques contre des organisations françaises, notamment des actions visant des systèmes industriels et des attaques par déni de service distribué (DDoS). Certains groupes, comme NoName057(16), ont partagé des vidéos montrant des événements qu'ils qualifient d'émeutes.

Les attaquants revendiquent un contrôle généralisé des caméras

Si les attaquants affirment contrôler des milliers de caméras, ZATAZ souligne que seuls cinquante cas documentés ont été confirmés. Leurs affirmations d'une présence généralisée ne sont étayées par aucune preuve vérifiée. Ils évoquent également la surveillance d'hôtels, d'établissements médicaux et d'écoles, sans que ces compromissions soient confirmées.

Les risques de surveillance dépassent les images

Les images issues de caméras compromises peuvent révéler bien plus que de simples données visuelles. Elles peuvent exposer les habitudes des employés, la configuration des locaux, voire donner accès aux réseaux informatiques. Ces informations pourraient servir à des opérations de reconnaissance ou à des fraudes, comme le montrent des exemples où les habitudes de particuliers ont été exposées.

Le contrôle des caméras peut mener à des intrusions plus profondes

Si les attaquants obtiennent un accès administrateur, ils peuvent modifier les paramètres des caméras ou arrêter les enregistrements. La sécurité du site physique s'en trouve alors affaiblie, au moment même où elle est la plus nécessaire. Les caméras connectées font partie d'un système plus large, comprenant des logiciels, des comptes et des communications réseau, qui doivent tous être protégés.

Mesures préventives recommandées par les experts

Les experts conseillent aux entreprises de recenser leurs caméras, leurs enregistreurs et leurs comptes administrateurs. Les comptes inutilisés doivent être supprimés et les accès limités au strict nécessaire. Des mots de passe forts et uniques, ainsi que l'authentification multifactorielle, sont également recommandés pour les accès à distance.

Protocoles de sécurité pour réduire les risques

Cybermalveillance.gouv.fr recommande de modifier les mots de passe par défaut, d'appliquer les mises à jour logicielles et de limiter les communications inutiles entre les appareils. Les accès à distance doivent passer par des méthodes sécurisées, et les interfaces d'administration ne doivent pas être directement exposées sur Internet. Un réseau séparé peut contribuer à réduire le risque de progression vers les systèmes internes.