Le chewing-gum, une fois recraché, ne se dissout pas facilement dans l’environnement, contrairement à une idée reçue. Cette méconception pousse de nombreuses personnes à le jeter de manière inappropriée, sous les tables ou sur les trottoirs, par exemple. En France, chaque personne consomme environ 500 grammes de chewing-gum par an, ce qui place le pays au deuxième rang mondial des consommateurs de gomme à mâcher, derrière les États-Unis. À Bordeaux, l’entreprise KeeNat a installé une vingtaine de points de collecte baptisés « Freegum » pour remédier à la problématique des chewing-gums jetés. Ces points de collecte s’inscrivent dans une démarche visant à recycler la gomme usagée en un nouveau matériau plastique.
Le chewing-gum moderne est principalement composé de caoutchouc synthétique issu du pétrole, et non de gomme naturelle comme on pourrait le croire. Un seul morceau peut mettre entre trois et dix ans à se dégrader en milieu urbain, et jusqu’à vingt-cinq ans en milieu marin, contribuant ainsi à la pollution plastique des océans. Le caoutchouc synthétique utilisé dans la composition du chewing-gum, dérivé du pétrole, est conçu pour offrir une texture souple et résistante en bouche, ce qui le rend chimiquement proche du plastique.
L’initiative de KeeNat, lancée en 2020 dans le cadre du Grand Projet des Villes de la Rive Droite, a reçu le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine et de l’ADEME. L’entreprise avait auparavant développé le programme ÉcoMégot pour recycler les mégots de cigarettes depuis 2016. La gomme collectée est transportée à vélo pour limiter son impact environnemental, puis nettoyée et traitée en laboratoire afin d’être transformée en un matériau plastique réutilisable. Cette approche s’inspire de celle de la start-up britannique Gumdrop, qui recycle la gomme à mâcher en semelles de chaussures.
Selon Sandrine Polipré, directrice générale associée de KeeNat, le chewing-gum contribue à hauteur de 100 000 tonnes de plastique retrouvées chaque année dans les océans. Ce déchet, souvent négligé en raison de sa petite taille, s’accumule dans les zones urbaines et les cours d’eau. Le nettoyage des trottoirs souillés par des chewing-gums nécessite souvent l’utilisation d’eau sous haute pression, qui peut entraîner des résidus vers les égouts, les réseaux d’assainissement et, in fine, vers les océans.
L’initiative bordelaise vise à prévenir le problème plutôt qu’à le résoudre a posteriori, en encourageant l’utilisation de poubelles dédiées plutôt que des coûteuses opérations de nettoyage municipal. Ce projet met en lumière l’impact environnemental insoupçonné de gestes quotidiens en apparence anodins, soulevant la question de la contribution de ces habitudes à la dégradation de l’environnement sans que nous en ayons toujours conscience. Un simple changement de comportement, comme jeter son chewing-gum à la poubelle plutôt que par terre, pourrait réduire significativement son empreinte écologique.
Déchets de chewing-gum et impact environnemental en France
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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