Mâcher un chewing-gum après un repas est une habitude courante pour rafraîchir l’haleine ou stimuler la production de salive. Bien que généralement inoffensive, cette pratique peut, chez certaines personnes, s’étendre sur plusieurs heures par jour. À long terme, cela peut entraîner des problèmes comme de la fatigue de la mâchoire, une usure des dents ou des troubles digestifs. Le Dr Luc Lecerf, dentiste, souligne que mâcher excessivement du chewing-gum peut affaiblir les ligaments parodontaux — ces fibres qui maintiennent les dents dans leurs alvéoles et jouent un rôle d’amortisseur entre les dents et l’os de la mâchoire. Pendant un repas, les dents subissent des contraintes pendant un temps limité, mais mâcher du chewing-gum les expose à une pression prolongée, pouvant provoquer inconfort, fatigue, voire des douleurs aux dents ou à la mâchoire.
Une mastication prolongée peut également solliciter les muscles masticateurs et l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), située juste devant l’oreille. Cela peut entraîner des symptômes comme des tensions dans la mâchoire, des douleurs aux joues ou aux tempes, une gêne près de l’oreille, ou des difficultés à ouvrir la bouche. Ces manifestations sont plus fréquentes chez les personnes ayant déjà une mâchoire sensible. Par ailleurs, les personnes souffrant de bruxisme, ce grincement ou serrement involontaire des dents, peuvent voir augmenter la pression sur leurs dents et leurs muscles masticateurs en mâchant du chewing-gum, même si celui-ci n’en est pas la cause.
Le chewing-gum peut aussi contribuer à l’usure des dents, en particulier de l’émail — cette couche protectrice externe. Cette usure dépend de divers facteurs, comme l’âge, le bruxisme, l’alimentation ou l’occlusion dentaire. Avec le temps, l’émail peut s’effriter, exposant la dentine en dessous, plus vulnérable aux dommages et aux sensibilités. Si une dent devient douloureuse lors de la mastication, il est préférable d’en identifier la cause plutôt que de continuer à la solliciter. Des problèmes comme des caries profondes, une inflammation ou des infections dentaires peuvent aussi provoquer des douleurs à la mastication.
Les chewing-gums sucrés augmentent le risque de caries, car les bactéries de la bouche transforment les sucres en acides qui attaquent l’émail. Les chewing-gums sans sucre, surtout ceux contenant du xylitol, sont préférables pour les dents, car ils stimulent la production de salive, ce qui aide à neutraliser les acides et à protéger l’émail. Cependant, ils ne doivent pas remplacer le brossage avec un dentifrice fluoré ou le nettoyage interdentaire. Ces gommes contiennent souvent des polyols comme le sorbitol ou le xylitol, qui peuvent causer des troubles digestifs — ballonnements, gaz ou diarrhée — en cas de consommation excessive. Les personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable peuvent être particulièrement sensibles à ces ingrédients.
Mâcher du chewing-gum peut aussi entraîner une déglutition répétée, ce qui amène certaines personnes à avaler plus d’air, provoquant des ballonnements ou des éructations. Cet effet varie selon les individus. Contrairement à une idée reçue, le chewing-gum ne nuit pas à l’estomac. Bien au contraire, la mastication stimule la production de salive, qui aide à neutraliser l’acidité dans l’œsophage. Des études ont montré que le chewing-gum peut augmenter le flux salivaire et aider à éliminer l’acidité de l’œsophage, réduisant potentiellement les symptômes de reflux après un repas. Toutefois, il ne s’agit pas d’un traitement contre le reflux gastro-œsophagien, et il n’est pas nécessaire de garder le chewing-gum en bouche pendant des heures, car une mastication prolongée ne procure pas de bénéfices supplémentaires.
Le Dr Lecerf précise qu’il n’existe pas de durée maximale spécifique de mastication qui rendrait le chewing-gum problématique. Le principal risque vient d’une mastication longue, fréquente et répétée, qui sollicite excessivement les dents et les muscles de la mâchoire. Si une personne ressent des douleurs dentaires pendant ou après la mastication, des tensions dans les joues ou les tempes, un claquement ou une gêne persistante dans la mâchoire, ou une sensibilité accrue des dents, il peut être judicieux de réduire ou d’arrêter de mâcher du chewing-gum. Les chewing-gums sans sucre peuvent toutefois rester utiles, par exemple après un repas lorsque le brossage n’est pas possible, car ils stimulent la salive et aident à protéger les dents. En revanche, mâcher du chewing-gum toute la journée n’est pas recommandé, car cela augmente la charge de travail des dents et des muscles masticateurs. L’objectif est de préserver la santé dentaire le plus longtemps possible : il est donc préférable de réserver le chewing-gum à un usage occasionnel, de privilégier les versions sans sucre et d’éviter les produits très acides. En cas de signe de douleur ou d’inconfort, il est important d’arrêter immédiatement de mâcher du chewing-gum.
Risques et avantages pour la santé de la gomme à mâcher
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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