Une enquête réalisée en 2025 par le Cercle des Langues révèle que près de la moitié des salariés — 43 % — ont renoncé à des opportunités professionnelles parce qu’ils estiment manquer des compétences linguistiques nécessaires. Ce constat illustre à quel point la maîtrise des langues peut influencer les perspectives professionnelles, que ce soit pour gérer des appels clients internationaux, échanger avec des clients anglophones ou représenter une entreprise à l’étranger. Par ailleurs, 57 % des employés considèrent l’anglais comme indispensable pour décrocher un emploi, ce qui suggère que les entreprises devraient accorder davantage d’importance aux compétences linguistiques lors du recrutement et de la formation des collaborateurs. Proposer des formations linguistiques en entreprise peut améliorer les performances commerciales d’une société. Les équipes capables de communiquer dans des langues étrangères sont souvent plus à même de traiter des documents internationaux, de négocier de manière autonome et de soulager des collègues bilingues sursollicités. Ces formations contribuent aussi à fidéliser les talents en montrant aux employés que l’entreprise investit dans leur évolution professionnelle. Une bonne maîtrise des langues peut permettre d’accéder à de nouveaux marchés, de répondre à des appels d’offres internationaux et de faciliter les négociations contractuelles. Elle favorise également des gains de productivité, comme la réduction du temps consacré aux traductions internes ou une communication plus rapide avec des clients ou partenaires étrangers. Si certains dirigeants s’inquiètent du coût des formations linguistiques, cette dépense peut être partagée grâce à des dispositifs de financement existants, comme les opérateurs de compétences (OPCO), qui peuvent prendre en charge tout ou partie des coûts selon la taille de l’entreprise et son secteur d’activité. Identifier ces solutions de financement permet de réduire la charge financière pour les entreprises. Considérer la formation linguistique comme un simple poste de dépenses des ressources humaines revient à sous-estimer son impact sur la capacité d’une entreprise à s’imposer sur les marchés internationaux.