Le mercredi 30 septembre 2026, les dernières forces de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les États-Unis, qui combattait l’État islamique (EI) depuis 2014, ont quitté l’Irak. Cette étape a marqué la fin d’une présence militaire entamée en 2014 et a officiellement conclu Opération Inherent Resolve en Irak, comme l’a annoncé le département de la Défense américain. Le départ des forces et du matériel de la coalition depuis la base aérienne d’Erbil a symbolisé la conclusion réussie de la mission ayant permis de vaincre le groupe État islamique en Irak. Lancée en 2014 en Irak et en Syrie, cette mission s’est officiellement achevée après douze années de présence en Irak, la coalition ayant quitté la Syrie plus tôt dans l’année, dès 2026. Ce retrait intervient après la défaite de l’EI en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, période durant laquelle les forces internationales sont restées sur place pour lutter contre les vestiges du groupe. Toutefois, Bagdad et Washington avaient décidé en 2024 de mettre un terme à cette mission. La coalition avait commencé son retrait d’Irak en 2025, se limitant à la présence à l’aéroport d’Erbil, capitale de la région autonome kurde du nord de l’Irak. Le départ des dernières troupes était prévu pour le mercredi 30 septembre 2026. Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a salué la fin de la mission de la coalition, la qualifiant de « nouvelle étape » marquée par la souveraineté de l’Irak, la solidité de ses institutions et des partenariats équilibrés avec ses amis. L’agence nationale irakienne a décrit ce retrait comme une étape historique majeure dans le parcours de l’Irak vers une pleine souveraineté nationale et le renforcement de son indépendance politique et économique. Cependant, ce départ soulève la question du désarmement des factions pro-iraniennes, dont plusieurs refusent encore de déposer les armes. La date de désarmement de ces groupes, initialement fixée au 30 septembre, a été reportée à juin 2027, comme l’a promis le Premier ministre Ali al-Zaidi. Le départ des dernières forces de la coalition internationale marque la fin d’une présence militaire initiée en 2014. Pour les habitants, cette nouvelle étape devrait permettre à l’Irak de retrouver sa souveraineté, après des années durant lesquelles les bases américaines et les factions armées pro-iraniennes ont contribué à alimenter les tensions. Bagdad prépare ses forces à assurer la défense du territoire par elles-mêmes, tout en faisant pression sur les groupes armés pour qu’ils se désarment, s’intègrent aux institutions ou dissolvent leurs structures. Le quotidien irakien Al-Mada souligne que la question la plus pressante après le retrait sera celle de l’après, dans un contexte de tensions internes persistantes et de désarmement non résolu. La fin officielle de la mission a été marquée par une cérémonie mercredi, les autorités ayant décrété quatre jours de congés publics pour célébrer ce départ. Toutefois, le départ des dernières troupes a laissé les Kurdes dans l’inquiétude, et certains rapports suggèrent que ce retrait pourrait profiter aux régimes des mollahs et à l’État islamique. Le contexte du retrait inclut une guerre en cours avec l’Iran et une escalade au Yémen.